Covid-19 : une espèce en voie de disparition a reçu son propre vaccin

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À la fin de l’été, alors que les chercheurs se concentraient sur les premiers essais cliniques des vaccins anti-Covid-19 pour l’homme, un groupe de scientifiques du Colorado, aux États-Unis, travaillait lui sur un vaccin destiné à une espèce beaucoup plus fragile. Environ 120 putois à pattes noires, parmi les mammifères les plus menacés d’Amérique du Nord, ont ainsi reçu une injection d’un vaccin expérimental contre le coronavirus, rapporte le site Qz.com (Quartz), comme l’a repéré Numerama.com. Pour les préserver, mais aussi pour préserver les humains et les autres espèces animales. Les putois à pattes noires sont en effet de proches cousins des visons, dont on sait qu’ils peuvent attraper la Covid-19 et la transmettre à l’homme. Premier exportateur mondial de peaux de visons, le Danemark avait ainsi annoncé début novembre abattre son immense cheptel de plus de 15 millions de visons, à cause d’une mutation du coronavirus qui pouvait selon des études préliminaires menacer l’efficacité du futur vaccin pour les humains. « Nous n’avons pas de preuve directe que les putois à pattes noires pourraient être sensibles au Covid-19, mais à cause de leur proximité avec les visons, nous n’avons voulu prendre aucun risque », a expliqué à Quartz Tonie Rocke, l’une des scientifiques en charge du programme de vaccination des putois. Ces putois font partie d’une population captive du National Black-Footed Ferret Conservation Center, près de Fort Collins au Colorado, où il n’y a eu aucun cas de Covid-19 à ce jour. Mais on craint que ces créatures à fourrure soient très vulnérables aux ravages de la maladie, selon Tonie Rocke. Elles sont toutes génétiquement similaires et issues d’un bassin de reproduction restreint, ce qui affaiblit leur système immunitaire. Les putois à pattes noires sont une espèce indigène qui parcourait autrefois de vastes régions de l’ouest américain. Leurs rangs ont décliné précipitamment au cours de plusieurs décennies, les populations de chiens de prairie, principale source de nourriture de ces putois étant décimées par l’agriculture, le pâturage et d’autres activités humaines, indique Quartz. En 1979, les putois à pattes noires ont été déclarés éteints, jusqu’à ce qu’une petite population soit découverte dans un ranch du Wyoming. La plupart de ces animaux rares ont ensuite disparu à cause de maladies, dont la peste sylvatique, la version animale de la peste noire qui a frappé les humains. L’espèce n’a finalement survécu que parce que des biologistes ont sauvé une vingtaine de putois pour former la base du programme d’élevage en captivité du Colorado, note huffingtonpost.fr.

Afrique : le FND accorde une subvention de 7,5 M€ pour l’eau au Sahel et à l’est

Le Fonds nordique de développement (NDF) accorde une subvention de 7,5 millions d’euros à la Facilité africaine de l’eau (FAE), un fonds hébergé par la Banque africaine de développement (BAD). La subvention est destinée au renforcement de l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement au Sahel et dans la Corne de l’Afrique en cette période de crise sanitaire due à la Covid-19. La subvention accordée par le Fonds nordique de développement (FND) à la Facilité (FAE) est destinée à la relance et la préparation des projets prêts à investir pour l’approvisionnement en eau, l’assainissement et la gestion intégrée des ressources en eau dans le Sahel et la Corne de l’Afrique. D’une valeur de 7,5 millions d’euros, cette subvention permettra aussi la relance des activités de la FAE après une période d’incertitude causée par la Covid-19, a-t-on appris de news.aniamey.com.

En Tunisie, 461 écoles n’ont pas accès à l’eau potable

L’état de délabrement de nos écoles publiques n’est un secret pour personnes. Mais au-delà de cet état général il y a pire : l’absence d’eau potable dans certaines de ces écoles ! Ce vendredi 25 décembre 2020, le chargé de mission au cabinet du ministre de l’Education, Lassaad Chouchane a tiré la sonnette d’alarme. Il a révélé des chiffres alarmants concernant l’accès des établissements éducatifs à l’eau potable. Il s’avère qu’en 2020, ce sont 461 écoles qui souffrent toujours de problèmes d’approvisionnement en eau potable et qui n’ont donc pas accès à l’eau, mettant les élèves dans des conditions déplorables. Selon lui, ce sont 401 de ces écoles qui nécessitent une intervention urgente, en priorité pour les sanitaires, puis pour les classes et les toitures pour une enveloppe globale de 32 millions de dinars. Sauf que le problème est plus profond. Selon l’ancien ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, plus de 4000 écoles souffrent de problèmes au niveau de leur infrastructure et nécessitent de considérables investissements pour y mener des travaux d’aménagement et de rénovation. Dans le même ordre d’idées, son prédécesseur, Néji Jalloul évoquait en 2016, la nécessité de débloquer 700 millions de dinars pour la restauration et la rénovation des établissements scolaires à travers tout le pays, appelant au passage la société civile et les entreprises à soutenir le ministère de l’Education pour atteindre ce but. Lassaad Chouchane a d’ailleurs abordé la question en indiquant qu’après coordination avec la présidence du gouvernement, 138 interventions dans des écoles ont été effectuées jusqu’à présent, notamment, grâce à l’aide d’une vingtaine de compagnies d’assurance et de 34 institutions bancaires. Il a également évoqué le lancement d’une campagne nationale pour l’entretien des établissements d’enseignement, le 30 décembre 2020 avec le soutien de certaines composantes de la société civile et d’entreprises, renseigne webdo.tn.

Moctar FICOU / VivAfrik

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