« Les chimpanzés sont menacés de disparition » : rencontre avec une Française qui se bat pour eux en Afrique

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Amandine Renaud est une jeune française qui a décidé de s’exiler en République démocratique du Congo afin de sauver les chimpanzés. Elle a racheté 100 hectares de forêt pour offrir un lieu de vie à ses protégés.

Amandine Renaud n’était pas destinée à la vie qu’elle mène aujourd’hui. Née dans la banlieue lyonnaise, elle s’est, dans un premier temps, dirigée vers le secteur bancaire. Passionnée depuis toujours par les primates, elle vit aujourd’hui son rêve de petite fille en République démocratique du Congo.

Sa passion commence à l’âge de 5 ans lorsqu’elle voit Gorilles dans la Brume, un hommage à la primatologue Dian Fossey. C’est à ce moment qu’elle décide de vouer sa vie aux primates. Il y a quatre ans, elle achète une centaine d’hectares de forêt dans ce pays d’Afrique pour les primates. Nous la rencontrons en compagnie de Lipipi, jeune chimpanzé femelle qui a échappé au massacre de sa famille par des braconniers, comme vous pouvez le voir dans le reportage en tête de cet article. « Elle découvre les arbres, elle fait ses premiers pas. On est là surtout pour lui montrer ce qu’elle peut manger et pour la rassurer », nous explique Amandine. « L’objectif, c’est de la reconnecter à la forêt. Il faut agir pour leur protection parce qu’ils sont menacés de disparition. Le chimpanzé est notre plus proche cousin, si on le perd, on perd aussi un peu de notre passé », poursuit-elle.

Leur apprendre à se nourrir seul avant de les relâcher

À quelques kilomètres de sa forêt, quinze de ses primates sont placés en quarantaine depuis des semaines. À l’écart des hommes et en semi-liberté, ils apprennent à se nourrir seuls et à vivre ensemble avant d’être à terme relâchés dans la nature, un processus qui peut durer jusqu’à dix ans. « C’est très très long, parce qu’ils sont sensibles, parce qu’il faut réussir à créer des groupes. Le but, c’est de les remettre à l’état sauvage et donc de les désimprégner de l’homme pour qu’ils retrouvent totalement leur liberté », témoigne-t-elle. Amandine a installé des camps de fortune ou des mères congolaises de substitution, recrutées dans les villages alentours, maternent les petits chimpanzés.   

Avec lci.fr      

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