Conséquences climatiques : l’Afrique entre efforts et laxisme

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L’Afrique entend renouveler ses énergies

La SABER-ABREC (Société Africaine des Biocarburants et des Energies Renouvelables- African Biofuel & Renewable Energy Company) et UNIAFRICA (Union pour le Développement des relations entre l’Italie et l’Afrique) ont signé un protocole de coopération à hauteur 131 millions Euros pour promouvoir la mise en œuvre de projets d’énergie, à la fois public et privé, en Afrique Subsaharienne.

Selon le site  Médiaterre cet accord souligne l’importance institutionnelle d’UNIAFRICA auprès des organisations et des institutions africaines et offre de nouvelles possibilités pour la réalisation de grands projets dans le secteur de l’énergie en contribuant par des mesures concrètes à la réalisation sur le continent africain les Objectifs du Développement Durable proposés par l’Organisation des Nations Unies (ONU). »

Des tablettes à l’heure du solaire

Toujours dans le secteur des énergies renouvelables, partant du constat qu’ avec l’électricité d’origine solaire qu’on peut connecter toutes sortes d’appareils, un nouveau projet visant à fournir des tablettes d’apprentissage et mettre en place des classes intelligentes destinées aux élèves verra bientôt le jour. D’âpres l’Agence Ecofin, pour le moment, l’heure est  à l’identification des possibilités de mise en place de solutions solaires proposées par la Solektra Internationale, partenaire de l’initiative. Le  projet porté par Akon Lighting Africa fournira très bientôt des tablettes éducatives fonctionnant grâce à l’énergie solaire.

Burkina Faso mauvais élève des Nations Unies

Promouvoir le développement durable dans les déserts et les régions arides à l’échelle planétaire, en particulier en Afrique est une des préoccupations des Nations Unies confie le site Médiaterre parcouru par VivAfrik.

A cinq ans de cette échéance, des pays comme le Burkina Faso sont très loin de cet objectif des nations unies décennie 2010-2020 pour lutter contre la désertification. A en croire le directeur exécutif de Naturama, le désert avance de 100 000 hectares par an. Une situation qui urge à remédier d’où l’appel des NU aux pays ayant ratifié à respecter les conventions signées.

Les 151 tortues étoilées rentrent enfin à domicile,

L’homme viole en permanence les lois en effet, saisies à bord d’un vol de la compagnie Air Madagascar : les tortues étoilées l’Astrochelys radiata, de son nom scientifique, est une espèce endémique de Madagascar dont les carapaces sublimes sont très prisées des collectionneurs  qui alimentent les réseaux de trafiquants d’animaux. « Ces tortues ont été saisies sur l’aéroport de Roissy à Paris. Elles étaient dissimulées, scotchées dans le fond d’un colis qui contenait des concombres de mer. Elles étaient très affaiblies, très mal en point » nous informe RFI. Cependant bien plus de peur que de mal sur les 155 tortues seulement 3 ont péri. Une espèce protégée par la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

La mer monte en puissance

C’est inévitable. Conséquence du réchauffement climatique, selon la Nasa, le niveau des océans va monter d’un mètre dans les cent prochaines années, et les effets seront désastreux pour de très nombreux pays dans le monde, notamment en Asie du Sud-est. Jusqu’à présent, on tablait sur une hausse de 30 à 90 cm d’ici la fin du siècle. Aujourd’hui, le niveau des océans augmente en moyenne de 3 mm par an. Le rythme devrait donc s’accélérer dans les prochaines années. C’est la fonte des glaces terrestres, notamment de l’Antarctique et du Groenland qui auront le plus d’impact. Cumulé avec le réchauffement général des océans cela donne lieu à un cocktail dévastateur selon RFI.

Avec tous ces effets on dirait que la nature se venge, après les agriculteurs et les pêcheurs, le phénomène climatique du Niño a fait une nouvelle victime au Pérou : le Dakar ! En effet, alors que personne ne s’y attendait, le gouvernement péruvien a annoncé dans un communiqué, qu’il se retirait de l’organisation du fameux rallye « en vue de l’ampleur que pourrait prendre le phénomène climatique ».

 Selon les experts le Niño pourrait cette année avoir de graves conséquences pour les agriculteurs et de nombreuses populations. C’est en tout cas ce que craignent les spécialistes du climat. Par conséquent l’Etat péruvien entend investir l’argent destiné à la compétition automobile dans des structures visant à limiter les conséquences du Niño.

 Le sommet de Paris pour soigner les maux de  la terre

Si le grand rendez-vous de la COP21 se rapproche, les 195 Etats ne se pressent pas pour autant à livrer leurs contributions nationales. Notamment l’Afrique première victime a pour l’instant seulement six Etats (Gabon, Bénin, Maroc, RDC, Ethiopie, Kenya)  qui ont  rendu leur copie, et depuis moins d’une semaine Djibouti, la Rdc, le Kenya et le Bénin. Situation qui témoignerait sans doute la profonde léthargie de nos Etats.

Ndéye Fatou NDIAYE / VivAfrik

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