Le monde entre aléas climatiques extrêmes et souveraineté alimentaire

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Sécheresse prolongée en Inde, chaleur extrême et incendies aux Etats Unis, inondations en France, en Chine au Japon et dans certains pays d’Afrique. Six mois après la COP 21 à Paris, les aléas climatiques extrêmes menacent la souveraineté alimentaire des peuples tandis que les bourses spéculent sur le grain. Notre maison commune brûle et les chefs d’Etat regardent ailleurs.

Le journal blogs.mediapart.fr qui cherche à savoir si l’année 2016 sera-t-elle marquée par une multiplication de phénomènes climatique extrêmes ?, estime qu’il est un peu tôt de l’affirmer à la fin du premier semestre car, force est de constater que six mois après la conférence de Paris sur le climat, les catastrophes naturelles se multiplient. Depuis le début de l’année, l’Inde a connu dans plusieurs de ses provinces une sécheresse qui a gravement affecté les conditions de vie de 380 millions de personnes. On annonce désormais des pluies de mousson très abondantes avec les risques d’inondations que cela comporte. La sécheresse a aussi affecté d’autres pays en Asie, en Océanie, en Afrique et sur le continent américain. Aux Etats Unis, la vague de chaleur de ces derniers jours a fait monter la température entre 48 et 50°C dans certains états du sud, tandis que des incendies, non maîtrisables des jours durant, provoquaient de gros dégâts. Chacun se souvient aussi des feux de forêt qui ont fait fuir au milieu du printemps les habitants de Fort Mc Murray, dans l’Alberta au Canada. Les pluies exceptionnelles ont aussi touché de nombreux pays dans le monde ces dernières semaine, qu’il s’agisse de la Chine, du Japon, d’Amérique du sud, du Niger et d’autres pays africains.

Ces phénomènes climatiques extrêmes devraient interroger des décideurs politiques normalement constitués. Ils devraient les inciter à réfléchir sur l’urgence climatique, la nécessité impérative de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans toutes les activités économiques. Ce qui suppose de rompre avec la mondialisation libérale, gaspilleuse de capital productif, destructrice des écosystèmes à travers la course au profit. Mais il n’en est rien en France et en Europe. Nos décideurs politiques occultent le fait que les destructions de récoltes induites par des phénomènes climatiques extrêmes appellent la mise en place de stocks de sécurité alimentaire gérés par les Etats de manière à lutter en amont contre les pénuries. Ces dernières semaines, il a suffi que les conditions de récolte du soja en Argentine soient rendues difficiles par la pluie pour que le prix de la tonne de tourteaux de soja importé arrivant dans les ports français augmente d’une centaine d’euros, soit environ 25% de hausse d’un coup.

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