L’accès à l’eau, une arme redoutable contre le Covid-19

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La prévention de la pandémie du coronavirus passe nécessairement par une bonne hygiène. Dès lors, il urge de se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon, l’une mesure de protection de base contre le Covid-19. Pourtant, selon l’Organisation des Nations unies (ONU), une personne sur trois n’a toujours pas accès à l’eau en 2020 dans le monde.

La Journée mondiale de l’eau célébrée le 22 mars 2020 est l’occasion de rappeler l’incapacité de nombreuses populations marginalisées à subvenir à leurs besoins hygiéniques de base. Alors que le monde entier fait face à la pandémie de COVID-19, ce moment est peu propice à la célébration. Les pratiques hygiéniques comme le lavage des mains sont essentielles pour protéger la santé publique, et pour répondre au coronavirus. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné l’importance de l’accès à une eau salubre, accompagné de mesures d’assainissement et d’hygiène, tout au long de l’épidémie de COVID-19.

Toutefois, pour les 780 millions de personnes dans le monde qui n’ont pas accès à une eau salubre ou potable, et les 2,5 milliards de personnes qui n’ont pas accès à des installations sanitaires adéquates, les recommandations de l’OMS nous rappellent à quel point ces populations sont vulnérables au COVID-19 et à d’autres maladies.

Plus d’un millier de cas d’infection au Covid-19 ont été recensés en Afrique et des mesures drastiques sont entrées en vigueur depuis ce week-end.

Ces mesures, surtout de confinement, sont accompagnées de messages de sensibilisation, comme celui de se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon.

Pourtant, selon l’ONU, une personne sur trois – soit 2,2 milliards d’êtres humains – n’ont toujours pas accès à l’eau en 2020.

Les prisons et les centres de rétention pour immigrants sont exposés à un risque plus élevé. Human Rights Watch a documenté la situation de prisons comme en Égypte, où l’accès insuffisant à l’eau salubre, ainsi que les conditions d’hygiène et d’assainissement déplorables, accroissent le risque de propagation du coronavirus.

Les demandeurs d’asile, les réfugiés bloqués dans des camps, les personnes vivant dans des bidonvilles et les sans-abri sont également vulnérables. Aux États-Unis, environ 550 000 personnes vivent dans la rue, avec peu d’accès à des douches ou même à des lavabos pour se laver les mains.

Conformément au droit international des droits humains, les gouvernements devraient adopter des mesures visant à garantir l’accès à l’eau potable à toutes les communautés. C’est une question cruciale à l’égard de la santé publique, et du respect des droits humains.

Moctar FICOU / VivAfrik

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