Greenpeace Afrique : « Le gouvernement camerounais vient de décider de massacrer la forêt d’Ebo »

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Greenpeace Afrique et les communautés locales dénoncent une décision du gouvernement camerounais d’ouvrir 68 385 hectares de forêt vierge à l’exploitation forestière. Le sort d’une zone de 65 007 ha de la forêt d’Ebo, également menacée d’exploitation forestière, reste incertain et doit également être préservé des tronçonneuses. Le décret du 14 juillet visant à exploiter une forêt d’environ la moitié de la taille de Londres a ignoré de manière flagrante les demandes des communautés locales et des ONG internationales d’honorer une décision du gouvernement de 2006 de déclarer la zone parc national. Cette décision a également fait fi des engagements internationaux du Cameroun ainsi qu’elle passe outre la loi promulguée le 20 juillet autorisant la ratification de l’Accord international sur la conservation des gorilles et leurs habitats. « La forêt d’Ebo abrite des primates en danger critique d’extinction dont la condamnation à mort a été signée par le Premier ministre Joseph Dion Ngute avec l’approbation de la Présidence de la République du Cameroun », déclare Sylvie Djacbou, chargée de campagne forêt chez Greenpeace Afrique. « Greenpeace demande à nouveau d’annuler les plans d’exploitation industrielle dans la forêt d’Ebo et de la désigner comme zone de conservation communautaire à la place », a ajouté Djacbou. « La grande majorité des Banen disent non à cette grave injustice », déclare l’un des chefs Banen, Victor Yetina de l’association Munen Retour aux Sources. « La forêt d’Ebo représente avant tout l’identité du peuple Banen et leur Collectif utilisera tous les moyens légaux pour l’annulation de cette décision par le gouvernement », a ajouté le chef Yetina. Les informations obtenues par Greenpeace Afrique montrent que SEXTRANSBOIS, qui a prospecté Ebo le mois dernier, pourrait être le bénéficiaire de la nouvelle concession. L’entreprise semble être contrôlée par les mêmes entrepreneurs associés à une nouvelle concession de palmiers à huile dans la région Sud, CAMVERT. « Le gouvernement camerounais, une nouvelle fois, a choisi des gains financiers à court terme pour certaines élites au détriment des intérêts à long terme des communautés locales et la protection de l’environnement», poursuit Djacbou. « Cette provocation bafoue les droits de plus de 40 communautés, ruine un point chaud de biodiversité et aggrave la crise climatique », renseigne greenpeace.org.                 

Environnement : Nestlé contribue pour 2,5 millions CHF à la sauvegarde d’un parc en Côte-d’Ivoire

Nestlé a décidé de contribuer pour 2,5 millions CHF (1,5 milliard de francs CFA) à la lutte contre la déforestation en Côte-d‘Ivoire, l’un de ses principaux pays partenaires en Afrique. Son financement est destiné à appuyer le gouvernement, dans ses efforts visant à mettre fin au déboisement dans la réserve forestière de Cavally, à l’ouest. C’est l’une des 234 forêts classées de Côte- d’Ivoire. D’une superficie de 67 541,34 hectares, elle est aussi un hotspot de biodiversité. Toutefois, elle est menacée par la coupe des arbres ou le défrichage et le brûlis, ainsi que par l’exploitation forestière non contrôlée à des fins commerciales, telle que la coupe abusive et le trafic de bois. Pour faire face à cette situation, le gouvernement ivoirien a renforcé la surveillance du site par satellite, avec le soutien de partenaires internationaux dont l’Organisation non gouvernementale The Forest trust (TFT) Airbus defence and space. Le financement de Nestlé s’inscrit de la participation au projet « Cocoa & Forest Initiative (CFI) »,  à son plan d’action visant à mettre fin à la déforestation dans sa chaîne d’approvisionnement en cacao, ainsi que pour préserver et restaurer les forêts existantes. Il permettra de garantir aux futurs agriculteurs et communautés d’aménager des champs de cacao et d’autres productions agricoles en dehors des zones forestières de Cavally, note pour sa part refletsuisse-afrique.com.              

Métiers de l’environnement : Quelles franchises pour créer une activité en lien avec le développement durable ?

Les dernières élections municipales de juin 2020 ont vu déferler une vague verte sur plusieurs grandes agglomérations françaises, confirmant l’inclinaison de plus en plus de Français pour les questions environnementales. Si pour certains il s’agit de simples préoccupations liées aux modes de vie au quotidien, à l’alimentation, à la consommation, aux déplacements et à la mobilité ou encore à l’habitat, nombreux sont ceux qui souhaitent également porter la question de l’environnement jusque dans leur activité professionnelle. Mais comment se reconvertir pour travailler dans l’écologie ou tout au moins avoir une activité en phase avec ses valeurs et contibuant à la préservation de l’environnement ? Pour réaliser un tel projet, la franchise s’impose comme une solution à étudier. Elle offre en effet le cadre idéal pour se reconvertir et nombre de réseaux proposent des concepts en lien avec l’environnement. Petit tour d’horizon non exhaustif. Les métiers de l’environnement sont amenés à se développer dans les années à venir. En parallèle de la création de nouveaux métiers et nouveaux concepts, les questions écologiques s’invitent progressivement dans quasiment tous les secteurs d’activité. En franchise aussi, on compte un certain nombre de concepts et réseaux qui permettent, si ce n’est directement travailler dans le développement durable ou l’écologie, tout au moins contribuer à la protection de l’environnement. Découvrez ces concepts qui permettent de créer une entreprise conciliant business et protection de l’environnement, lit-on dans les colonnes de toute-la-franchise.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                             

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