GMES & AFRICA – Consortium Afrique du nord : formation sur la modélisation de la vulnérabilité à la désertification – plateforme web MISLAND

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L’OSS et l’agence LOCATE-IT, avec le soutien du Joint Research Centre – JRC, en collaboration avec GMES&AFRICA – OSS – North Africa Consortium, ont organisé une formation sur la modélisation de la vulnérabilité à la désertification via la plateforme web MISLAND. Cette formation, dont l’ouverture a été assurée par M Nabil Ben Khatra, Secrétaire exécutif de l’OSS, et M Bachir Saley, représentant l’équipe GMES au nom de l’Union Africaine, est destinée à permettre aux utilisateurs potentiels de la plateforme MISLAND, ainsi qu’aux participants d’autres consortiums GMES, d’avoir un aperçu des techniques et des données de télédétection utilisées pour la modélisation de la vulnérabilité à la désertification (approche MEDALUS). Elle visait également à former les utilisateurs finaux à la surveillance de la vulnérabilité à la désertification par le biais de cas pratiques sur le service web MISLAND afin de leur assurer un accès efficace à la plate-forme et à ses fonctionnalités. Une quatrième et dernière formation, dédiée à l’utilisation de la dernière version de la plateforme web MISLAND – prévue en mars 2021 – clôturera cette deuxième série de télé-ateliers consacrée à la formation des utilisateurs finaux du service GMES de suivi de la dégradation/restauration des terres, informe oss-online.org.

Afrique : la philanthropie pour pallier le déficit de financement de la biodiversité

L’Afrique est confrontée à des menaces croissantes de perte de biodiversité. L’ONU estime que d’ici à 2050, le continent aura perdu plus de 50 % des espèces d’oiseaux et de mammifères. Pour renverser la tendance, un chercheur britannique propose la philanthropie comme solution au manque de financement pour la conservation de la nature. Un secteur confronté à un déficit de financement annuel de 711 milliards de dollars, selon l’ONU. La problématique du financement de la conservation de la biodiversité a retenu l’attention des dirigeants mondiaux lors du 4e One Planète Summit qui s’est tenu le 11 janvier 2021. Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies a fait savoir à cette occasion que la biodiversité accuse un déficit de financement annuel de 711 milliards de dollars, et que la situation devrait durer jusqu’en 2030. Le financement de la conservation est pourtant déterminant pour la préservation de la planète et de l’espèce humaine. En Afrique où le changement climatique a plus d’impact, « plus de 50 % des oiseaux et mammifères devraient disparaitre d’ici à 2050 » estime Cristiana Paşca Palmer, la chef de la biodiversité à l’ONU. Pour empêcher cette catastrophe, Maram Ahmed propose de recourir aux organismes philanthropiques. Le chercheur principal au département d’études sur l’orient et l’Afrique à l’université de Londres pense que les importants flux de capitaux philanthropes dirigés vers l’Afrique ne devraient plus se limiter aux activités liées à l’éradication de la polio et à l’amélioration de l’accès à l’éducation. « Bien que les fonds philanthropes ne puissent à eux seuls financer la conservation de la biodiversité, ils peuvent néanmoins être canalisés vers la sensibilisation aux menaces croissantes liées à la nature et au sondage de l’opinion publique. Ils peuvent être déployés pour soutenir la société civile et les mouvements sociaux, l’investissement vert dans la recherche et le développement » explique Maram Ahmed. Les fonds philanthropes ont déjà en effet prouvé leur efficacité dans la conservation de la biodiversité en Afrique et plus précisément dans le parc national de Gorongosa au Mozambique. Présenté autrefois comme l’une des zones les plus riches en biodiversité au monde, le parc a perdu 90 % de sa faune pendant la guerre civile du Mozambique de 1977 à 1992. Mais grâce aux investissements philanthropiques stratégiques de la Fondation Carr, plus de 100 000 grands animaux ont repeuplé Gorongosa, 10 ans après la guerre. Le philanthrope Gregory Carr a en effet promis 40 millions de dollars sur 30 ans pour la restauration de ce parc, qui pourra désormais retrouver sa population faunique d’avant-guerre.

Kisimbosa Chamakasa : quatre communautés autochtones s’unissent pour défendre la biodiversité 

Les Pygmées de République démocratique du Congo sont le peuple le plus ancien des peuples autochtones de l’est du pays. Leur connaissance des plantes, des animaux et des écosystèmes leur permet de vivre en harmonie avec la nature qui les entoure. Aujourd’hui, nous aimerions vous raconter comment l’histoire de ce peuple autochtone s’est étroitement imbriquée dans celle de Slow Food, grâce à un projet d’union et de partage pour la protection de l’environnement et de la biodiversité. Kisimbosa Chamakasa est une concession des forêts des Communautés locales des peuples autochtones pygmées de Bambuti Babuluko. Il s’agit de quatre villages (Kilali, Kissa, Lufito et Kambushi) qui ont uni leurs forces et leurs forêts, en bénéficiant d’un décret du gouverneur de province, conformément à la loi sur les concessions forestières communautaires en République démocratique du Congo. « Valoriser les savoirs et les pratiques traditionnelles alimentaires des peuples autochtones du territoire de Walikale, province du Nord Kivu à l’est de la République démocratique du Congo » est le nom du projet développé par Slow Food dans cette région. L’initiative a pour objectif de valoriser les connaissances et pratiques traditionnelles des peuples autochtones liées à la conservation durable de la biodiversité. Celle-ci est considérée sous trois points de vue : alimentaire, culturelle (médecine traditionnelle) et spirituelle. Les habitants ont de ce fait créé au sein de la forêt trois jardins communautaires agroécologiques où ont été semées différentes plantes potagères, notamment des variétés d’igname. Les ignames (liane herbacée pérenne proche des tubercules) sont très répandus dans cette région d’Afrique et constituent l’aliment principal des peuples autochtones pygmées. Cet aliment très apprécié des habitants de ces zones est toutefois en voie de disparition. C’est pour cette raison que les peuples autochtones s’engagent dans la sauvegarde du tubercule et, surtout, de ses semences. Mais de quelle manière ?

Moctar FICOU / VivAfrik                           

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