La « Journée de la Terre nourricière » : La lutte contre le changement climatique à l’honneur

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Connue sous le nom de la Journée mondiale de la Terre, la Journée de la Terre nourricière, célébrée vendredi 22 avril 2022, est une journée internationale pour préserver la planète. Elle engage tous les citoyens à réaliser un geste concret pour protéger l’environnement.

Célébrée chaque année un 22 avril, elle donne une occasion aux citoyens de réfléchir aux dommages infligés à la planète… et aux gestes archi-simples de tous les jours pour la préserver. Parmi eux, le fait de privilégier « les circuits courts » en mangeant des produits locaux, mais aussi de saison pour limiter les émissions de polluants et le gaspillage ; le tri de ses déchets ou même le réflexe de rapporter ses médicaments périmés ou non-utilisés à son pharmacien : collectés, ils sont désormais transformés en énergie.

C’est pourquoi, ce 22 avril 2022, est organisée la Journée de la Terre, à laquelle s’ajoute parfois l’adjectif « nourricière ». Un événement à l’échelle internationale, destiné à sensibiliser la population à « une économie plus durable, qui bénéficie à la fois à l’humanité et à la planète », selon l’Organisation des Nations unies (ONU).

D’autres astuces à la portée de tous consistent à éteindre la lumière quand on quitte une pièce ; à utiliser les transports en communs, le vélo, le covoiturage ou ses jambes ; à couper l’eau pendant son brossage de dents ou son rasage… Un autre geste vert consiste à louer plutôt qu’acheter, ce qui permet de produire à terme moins de déchets. Et voici pour finir une solution qui pourra paraître loufoque à certain mais se démocratise : adopter une poule ! Le gallinacé est en effet capable de picorer jusqu’à 150 kilos par an de déchets alimentaires. Et vous offrira en retour des œufs frais tous les matins pour le petit-déjeuner…

La peur du réchauffement climatique est « un mal méconnu qui gagne du terrain ». Une peur légitime et alimentée par la publication des derniers rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui présente régulièrement des scénarios pour limiter le réchauffement et ses impacts déjà dévastateurs sur la planète. En effet, le monde actuel vit un « moment critique », et selon le dernier rapport annuel sur le climat United in Science 2021 réalisé par des scientifiques de l’ONU, le changement climatique et ses conséquences ne cessent de s’aggraver, malgré la réduction temporaire des émissions de CO2 dans l’atmosphère grâce à la pandémie de Covid-19. L’année passée a encore subi les effets dévastateurs du changement climatique à l’échelle mondiale : des canicules meurtrières en Amérique du Nord, notamment en Colombie britannique, qui a enregistré un record absolu de chaleur en juin, avec 49,6°C à Lytton, des incendies ravageurs au Canada, en Sibérie et sur le pourtour de la méditerranée, un froid spectaculaire aux Etats-Unis, des précipitations extrêmes en Chine et en Europe de l’Ouest (Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas)… « Nous n’avons vraiment plus de temps à perdre », estime le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, et même à notre petite échelle… 

Moctar FICOU / VivAfrik