Une semaine après l’explosion du principal dépôt de carburant en Guinée, les études en cours pour déterminer les niveaux de pollution surveillés

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Une semaine après l’explosion et l’incendie du principal terminal pétrolier de la Guinée à Conakry, au niveau sanitaire, des études sont en cours pour connaître les niveaux de pollution, notamment aux microparticules. Par précaution, l’État a rendu le port du masque obligatoire dans la presqu’île de Kaloum.

Rappelons que, lundi 18 décembre 2023, peu après minuit, une puissante explosion détruisait un dépôt de carburants de Conakry, à Kaloum, générant un immense incendie au-dessus du dépôt d’hydrocarbures de la Société guinéenne de pétrole, le principal du pays.

Ainsi, un épais panache de fumée noire drapait la capitale guinéenne. Suffisant pour le chef de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya de décréter trois jours de deuil national en hommage aux victimes. Le sinistre a provoqué au moins 23 décès et 241 blessés, selon le bilan du gouvernement guinéen.

Sur le plan sanitaire, des études sont en cours pour connaitre les niveaux de pollution, notamment aux microparticules. Par précaution, l’État a rendu le port du masque obligatoire dans la presqu’île de Kaloum. La bonne nouvelle est qu’il n’y a pas d’augmentation des problèmes respiratoires jusqu’à présent.

Au sein du CHU Ignace-Deen, de Conakry, on ne recense pas d’augmentation de patients victimes de problèmes respiratoires. Le professeur Boubacar Diallo, pneumologue, a rappelé les risques et les conseils à suivre pour éviter les conséquences de cette pollution industrielle. « Les fumées de pétrole contiennent du dioxyde d’azote, du dioxyde de soufre, qui sont des produits très irritants pour le nez, irritants pour la gorge, irritants pour les sinus, mais aussi pour l’appareil respiratoire. Ça, c’est à court terme. Dans ces produits pétroliers, il y a aussi le benzène qui est un produit cancérigène connu, mais qui, dans ces fumées, se trouve quand même en concentration très nettement basse, donc un risque minime de développer des cancers sur le long terme », a constaté le Pr Diallo.

« Déjà, Conakry est une ville polluée de base. Donc, cet incendie est venu aggraver une situation. Porter le masque réduit quand même le risque d’inhaler ces produits. L’autre recommandation que l’on pourrait faire, surtout pour les personnes fragiles, c’est de rester le plus longtemps possible à domicile tant qu’on peut fermer les fenêtres pour éviter que les particules n’entrent dans les maisons. C’est aussi une mesure qui peut être utile notamment pour les personnes fragiles », a souligné le pneumologue livrant les précautions à prendre pour les habitants de Conakry.

Moctar FICOU / VivAfrik

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