Énergie renouvelable : l’hydroélectrique, le Solaire, et la Biomasse en Afrique

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L’Ethiopie démarre sa production d’électricité à travers sa centrale hydroélectrique de Gilgel Gibe III

D’une capacité de 1870 MW et d’un coût de 1,8 milliard $, selon, l’agence Ecofin. Elle a été construite sur la rivière Omo située en amont du lac Turkana. Dotée d’un réservoir pouvant contenir 14 700 millions de mètres cubes d’eau, Gibe III est la troisième centrale d’une série de cinq que l’Ethiopie prévoit d’installer sur le fleuve. Gibe I et Gibe II de capacités respectives 184 MW et 420 MW ont été installées, et Gibe IV et Gibe V devraient bientôt suivre. Ainsi fait, la moitié de l’énergie produite par cette centrale sera utilisée pour la satisfaction des besoins de l’Ethiopie tandis que l’autre moitié sera exportée.

La Gambie à l’ère des énergies renouvelables

L’Initiative ComAfrique InverSol (Cii) en collaboration avec le Rotary Club de Quilon d’Inde, vient d’offrir 200 lampes solaires au ministère gambien de la santé.
Selon vivafrik.com, ces lampes seront distribuées dans 50 centres de santé primaires à raison d’au moins deux lampes par centre. Cette initiative vise à permettre l’éclairage des centres de santé surtout dans les régions rurales non reliées au réseau électrique national ou, ils pourront également mieux répondre aux urgences en période de délestage.

Une biomasse fertile : L’Afrique pourrait produire 122,2 TWh d’énergie
Révélé par  une étude effectuée par le Joint Research centre (JCR) et l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA), en effet, 122,2  TWh, cette quantité représente 20% de l’énergie produite sur le continent en 2010. En 2025, elle suffirait à alimenter 40 millions de foyers africains nous informe Vivafrik. Cependant, a défaut de reconversion adéquate des déchets en énergies, le continent ne pourra produire que 83,8 TWh d’énergie à partir de la biomasse en 2025, et à partir de là, 27 millions de familles pourront alors être alimentées à partir de cette source à la même période.

Pour terminer, parlons climat.

Conséquences  réchauffement climatique:

L’Afrique serait le cobaye des super puissances titre Médiaterre. En effet, le continent africain commence déjà à expérimenter des températures moyennes à un niveau jamais constaté dans le passé. « C’est déjà le cas en Afrique centrale et cela devrait concerner l’ensemble du continent dans les deux ou trois prochaines décennies », ajoutent les experts du Pnue.

Ainsi, la  Pnue rappelle par ailleurs que des efforts pour limiter drastiquement les émissions de gaz à effet de serre sont indispensables pour éviter un dérapage incontrôlable des coûts d’adaptation. « Un réchauffement climatique de 2 degrés menacerait plus de 50 % de la population du continent africain de sous-alimentation », rappelle déjà le rapport. Or, la trajectoire des émissions de gaz à effet de serre actuelle nous mène tout droit à un réchauffement à plus de 4 degrés. Avec un impact grave sur la production agricole, la sécurité alimentaire, la santé humaine ou la disponibilité en eau.

Ndéye Fatou Ndiaye / VivAfrik

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