Les problèmes de l’eau et les catastrophes naturelles sont « si étroitement liés… » selon Ban Ki-moon

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Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a affirmé mercredi que les problèmes relatifs à l’eau, qu’elle soit trop rare ou trop abondante, et les catastrophes naturelles étaient étroitement liés et a encouragé les nations à en tenir compte dans leurs réponses aux risques de désastre.

« Trop peu d’eau (…) peut entraîner sécheresse et insécurité alimentaire, tandis que trop d’eau, sous la forme d’inondations, de tempêtes ou de vagues, peut dévaster des villes entières, riches ou pauvres », a déclaré M. Ban lors d’une réunion thématique spéciale sur l’eau et les catastrophes naturelles à New York, le 18 novembre 2015, rapporte un.org.

« L’eau contaminée (…) cause la mort d’enfants et affecte la santé de communautés dans le monde entier, avec des conséquences considérables », a-t-il poursuivi.

Les inondations, les sécheresses et les tempêtes ont été à l’origine de près de 90% des 1.000 événements les plus catastrophiques survenus depuis 1990. Elles ont causé plus de 1.000 milliards de dollars de dégâts et affecté plus de 4 milliards de personnes, les plus touchées étant les pauvres et les plus vulnérables, a rappelé le Secrétaire général.

Soulignant que les problèmes de l’eau et les catastrophes naturelles sont « si étroitement liés qu’il est impossible de penser à l’un sans penser à l’autre », M. Ban s’est félicité de ce que les gouvernements ont pris cette année deux engagements historiques, d’abord pour réduire les risques de catastrophe naturelle dans l’Accord-cadre de Sendai sur la réduction des risques, puis pour parvenir à un développement durable dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

La gestion de l’eau et la réduction des risques de catastrophes sont associés dans les 17 Objectifs de développement durable figurant dans ce Programme adopté par la communauté mondiale en septembre, a encore dit M. Ban.

Réussir l’objectif 6 (garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau) et les objectifs de réduction des risques figurant dans l’accord de Sendai « jetterait les bases de la sécurité alimentaire, améliorerait l’accès à l’énergie et aiderait à faire face aux défis posés par l’urbanisation rapide », a-t-il souligné.

En conclusion, M. Ban a appelé les participants à la réunion à agir de concert sur la base de l’accord de Sendai et du Programme de développement à l’horizon 2030, et aussi à s’efforcer d’obtenir le meilleur résultat possible lors de la Conférence internationale sur les changements climatiques (COP-21) qui s’ouvre à Paris le 30 novembre.

Par Saër SY

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