Sénégal : Les érosions hydrique et éolienne, la salinisation et l’acidification dégradent les sols

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La dégradation des sols est bien une réalité au Sénégal. Pour preuve, 1 million 500 mille hectares sont touchés par l’érosion hydrique. C’est ce qui ressort de l’atelier national ouvert lundi 28 décembre à Dakar sur le thème «Sol et changement climatique : une stratégie pour l’amélioration de la productivité agricole». Organisé par l’institut national de pédologie, en partenariat avec  le Nepad et la Fao, il a pour objectif principal de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des sols dans les politiques, stratégies, programmes et projets de développement agricole et rural, écrit sudonline.sn puis parcouru par vivafrik.com.

«Au Sénégal, la variabilité climatique a largement affectée les sols. En effet, 1 million 500 mille hectares de terres sont touchés par l’érosion hydrique et 287 mille hectares par l’érosion éolienne.  645 mille hectares touchés par  la salinisation et 430 mille hectares  par  l’acidification ». La révélation a été faite par Mame Ndéné Loum, conseiller technique du ministre de l’agriculture et de l’équipement rural, qui présidait un atelier national sur les sols, organisé par l’institut national de pédologie (Inp) en partenariat avec le Nepad et la Fao. Selon Mame Ndéné Loum, les ressources en eau sont aussi fortement affectées par la variabilité climatique. Il souligne que cet impact se traduit par une baisse de 30 à 40 % de la pluviométrie au cours des trois dernières décennies. Les zones côtières non plus, ne sont pas épargnées. Car, indique-t-il, la presqu’ile du Cap Vert très vulnérable aux changements climatiques risque de perdre 50 % de ses plages. Par ailleurs, il trouve  que la dégradation des sols en plus de contribuer à l’appauvrissement de l’écosystème met en danger la qualité des sols, voire  la survie de certaines populations vulnérables.

Poursuivant ses propos, il relève que les indications révélées dans 5 pays de l’Afrique de l’Ouest signalent une chute de la productivité entrainée par la dégradation des sols de plus de 20 %. A son avis, les réponses apportées à ce phénomène de changements climatiques qui hypothèquent lourdement le développement de notre agriculture passent par l’application effective des conventions ratifiées par le gouvernement et la matérialisation des actions des organismes internationaux et des Ong, sans oublier les mesures d’adaptation des populations locales.

 

Moctar FICOU VivAfrik

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