Égypte : le pays renforce sa législation sur l’eau et veut protéger la biodiversité

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Les autorités égyptiennes s’apprêtent à promulguer une nouvelle loi sur la préservation de la ressource en eau et l’irrigation. Cette législation protégera la biodiversité qui contribue à la préservation des ressources d’eau de surface. Quelques mois seulement après avoir imposé des restrictions sur l’utilisation de l’eau en Égypte, le gouvernement veut renforcer la législation pour la préservation des ressources d’eau souterraine et de surface. La nouvelle loi qui entrera bientôt en vigueur vise à protéger les végétations, et notamment les arbres qui protègent les plans d’eau dans tout le pays d’Afrique du nord. Car la végétation joue un rôle déterminant autour des cours d’eau et des oasis. Pour un fleuve comme le Nil, dont dépend l’Égypte pour l’approvisionnement en eau potable de sa population et pour l’irrigation, les arbres permettent de stabiliser les berges grâce à leurs racines, contribuant ainsi à la lutte contre l’érosion. Ils fixent le sol tout en permettant d’améliorer la qualité de l’eau. Car les microorganismes contenus dans les racines épurent naturellement les eaux et jouent le rôle de filtre. Selon les scientifiques, l’ombre des arbres prévient aussi le réchauffement des eaux dans un pays désertique comme l’Égypte, et empêche l’eutrophisation et le développement des algues qui pourraient, sinon, provoquer à terme une anoxie (privation d’oxygène) chronique qui s’avèrerait fatale pour la plupart des espèces aquatiques. Enfin, les arbres luttent aussi contre les crues et offrent un abri et de la nourriture aux animaux, apprend-on du site d’information afrik21.africa.

De nouvelles restrictions sur l’utilisation de l’eau pour l’irrigation

La nouvelle loi en préparation à la Chambre des représentants en Égypte prévoit des amendes pouvant aller de 1 000 à 5 000 livres (de 64 à 319 dollars) contre toute personne qui couperait un arbre ou un palmier sur les terres publiques sans l’autorisation préalable des autorités compétentes. Le gouvernement égyptien veut aussi renforcer les restrictions sur l’utilisation de l’eau pour l’irrigation. La loi en examen « comprendra un certain nombre de mesures telles que la limitation des cultures consommatrices d’eau autour des petits points d’eau, l’interdiction de forer dans les eaux souterraines sans l’approbation préalable du ministère de l’Irrigation, ainsi que la prévention de la pratique de la pisciculture sur les principaux cours d’eau », indique la Chambre des représentants. Selon la nouvelle loi, la désignation des zones destinée à la culture des plantes consommatrices d’eau revient exclusivement au ministère égyptien de l’Irrigation. Ce dernier délivrera des quitus en coordination avec le ministère égyptien de l’Agriculture et les unités administratives locales. Le parlement égyptien indique aussi que la législation accompagnera la prévention contre la pollution et le gaspillage de l’eau. La nouvelle loi arrive au moment où l’Égypte est confrontée à un stress hydrique persistant. Face à cette situation, Le Caire n’a pas perdu beaucoup de temps pour mettre en route une stratégie visant l’exploitation des ressources en eau non conventionnelles. Le gouvernement égyptien veut ainsi développer l’agriculture irriguée en s’appuyant sur les eaux usées traitées, ajoute le média en ligne panafricain.    

La protection des espèces en Afrique

Connue pour sa grande biodiversité, l’Afrique fait face à des phénomènes qui minent son climat et principalement ses espèces. La recrudescence du braconnage par exemple est devenue telle qu’il urge de mettre en place une protection efficiente et efficace des espèces en Afrique. L’Afrique connaît une perte de biodiversité dramatique due à plusieurs facteurs. On compte parmi ces phénomènes l’érosion du sol, la dégradation des habitats naturels causée par l’augmentation des surfaces agricoles, la surexploitation de la faune et de la flore. D’aucuns estiment que ces éléments ont un impact direct sur le climat. Cela pourrait, du fait d’un dérèglement climatique, provoquer d’ici quelques milliers d’années la disparition d’une grande partie de certaines espèces, notamment de pachydermes et d’oiseaux. Outre ces conséquences naturelles, il existe des conséquences qui sont du fait des hommes. Le braconnage a en effet un impact non négligeable sur la faune africaine. La valeur sans cesse grandissante de certaines espèces sur le marché fait de celles-ci des proies de choix pour les braconniers. Afin de lutter contre les effets de ces phénomènes, diverses solutions ont été apportées. Dans le souci de contrer les effets de ces différents phénomènes sur la biodiversité africaine, la Banque mondiale s’est donné pour objectif de venir en aide aux pays de l’Afrique. C’est dans cette optique qu’elle a investi dans la gestion des bassins versants, la gestion intégrée du littoral et des aires protégées. Elle travaille aussi avec ses partenaires pour améliorer la gouvernance des forêts et lutter contre le braconnage, dans le but de protéger la valeur du tourisme vert. En dehors de la banque mondiale, la mise en place de la CITES et son renforcement participent aussi à la protection de la biodiversité en Afrique. La convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ratifiée le 3 mars 1973 à Washington, a d’ailleurs renforcé le 28 août 2019 à Genève en Suisse la protection de certaines espèces menacées d’extinction. Ce renforcement a élargi la protection des animaux aux éléphants qui sont généralement tués pour leur ivoire. Les différentes solutions apportées par la Banque mondiale ont porté leurs fruits.

Moctar FICOU / VivAfrik

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