Ramatoulaye Dieng Ndiaye appelle à perfectionner les stratégies locales d’adaptation aux changements climatiques

La secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye a fait part mardi à Dakar de l’urgence de perfectionner les stratégies locales d’adaptation aux changements climatiques.

« Il s’avère impératif d’affiner les stratégies au niveau local, en termes d’adaptation, de régionalisation des résultats et d’affinement des prédictions, afin de les rendre plus instructives dans l’adoption d’une adaptation beaucoup plus localisée pour une meilleure prise de décision », a-t-elle dit à l’APS. Mme Ndiaye s’exprimait lors d’un atelier de lancement du projet de renforcement et de gestion des terres et des systèmes des Niayes et de la Casamance dans un contexte de changement climatique (Prgte). Cet objectif n’est possible « sans des données fiables traitées, analysées et traduites en une information climatique utile et utilisable par les producteurs et utilisateurs », a souligné la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable. Selon elle, ces stratégies devraient permettre une amélioration de l’horticulture, le renforcement de la production de riz, la protection de la bande de filaos et la garantie d’une gestion plus rationnelle des ressources en eau, des forêts et des mangroves, au profit des communautés locales ciblées par le projet. Le projet vise à créer « un environnement propice à la mise en œuvre de mesures d’adaptation au dérèglement climatique appropriés et articulés autour de la gestion des écosystèmes des deux zones précitées », a-t-elle expliqué. Dans cette perspective, elle a préconisé la mise en place de « systèmes d’information décisionnels efficaces » (…) visant à identifier et à suivre les effets du climat sur les écosystèmes (…). D’autres part, Ramatoulaye Dieng Ndiaye a souligné que « les aléas climatiques marqués par une variabilité intra et inter saisonnières, ont eu des conséquences préjudiciables à la productivité des terres et des écosystèmes des pays du Sahel comme le Sénégal ». « Il est attendu que vous soyez les véritables relais pour la prise de décision et pour l’intégration de l’information climatique dans vos différents programmes et projets en cours », a suggéré Mme Ndiaye.

Prévu pour durer 4 ans (2016-2020), le projet de renforcement et de gestion des terres et des écosystèmes (Prgte), vise l’intégration de l’information climatique dans la planification locale, le renforcement des capacités des populations et des élus locaux dans l’identification et la mise en œuvre d’options d’adaptations pertinentes.

Moctar FICOU / VivAfrik

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