Le Kenya pourra-t-il commercialiser les thés spéciaux aux enchères de Mombasa d’ici la fin 2017 ?

Le Kenya envisage de commercialiser, d’ici la fin de cette année, les variétés de thés vert, pourpre et orthodoxe au centre de vente aux enchères de Mombasa. C’est ce qu’a indiqué l’Association des négociants de thé d’Afrique orientale (Eatta).

Selon l’agenceecofin.com, cette nouvelle approche vise à élargir la gamme de thés disponibles pour les acheteurs et négociants de Mombasa, afin de faire passer la ville, de son statut de principal point de vente aux enchères de thés d’Afrique de l’Est, à celui de référence mondiale. « Il est plus logique pour un acheteur de s’approvisionner à partir d’une seule enchère plutôt que d’aller du Kenya au Sri Lanka », explique Edward Mudibo, directeur général de l’Eatta. A cet aspect stratégique, il faut ajouter l’enjeu financier. En effet comme le rappelle Bloomberg qui cite Samuel Ogola, numéro 1 du Directoire kényan du thé, les acteurs du marché sont disposés à offrir le double du prix du thé noir pour acquérir le thé orthodoxe, très prisé en Russie, en Iran et en Europe de l’Ouest.

Face à une telle opportunité, le Kenya, premier exportateur de thé noir au monde, a tout intérêt à « maintenir sa production de thé noir à son niveau actuel afin de ne pas être affecté par la baisse des prix liée au surplus de production et se concentrer sur l’expansion de la production des variétés verte et orthodoxe, qui obtiennent de bons prix sur le marché », préconise M. Mudibo. Pour l’heure, les thés spéciaux représentent moins de 1% de la production totale du Kenya. Le gouvernement kényan veut porter cette proportion à 5% dans l’intervalle des 3-5 prochaines années. Hormis le centre de vente aux enchères de Mombasa, les autres principales places de commercialisation de la feuille sont basées à Colombo, au Sri Lanka, et à Calcutta, en Inde.

Moctar FICOU / VivAfrik

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