Sénégal : Vers la capacitation de 500 acteurs locaux sur les enjeux du climat et de l’énergie

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Environ 500 acteurs constitués d’élus locaux, de représentants de l’Etat, des services techniques, des organisations de la société civile, etc., seront capacité sur les enjeux du climat et de l’énergie, a indiqué le maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo au cours d’un atelier de formation des formateurs sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Cette capacitation entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet : « Planification intercommunale sensible au changement climatique et à l’énergie » (Picep) et parallèlement au processus d’élaboration du Plan Climat-Energie.

« Dans cette perspective, nous avons voulu débuter les sessions de renforcement de capacités avec les élus locaux, notamment, au regard de leur compétence et du rôle important qu’ils sont appelés à jouer dans la conception, la programmation et la mise œuvre d’actions locales en faveur du climat et de l’énergie durable suivant les Objectifs de développement durable (Odd), en particulier  l’Odd 7 (Énergie propre et d’un coût abordable) et l’Odd 13 (Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques) », a-t-il expliqué.

Conscient  des  défis et enjeux  de l’énergie durable et de l’efficacité énergétique tant au niveau national que local, le thème de cette présente session « Energies renouvelables et efficacité énergétique », M. Thimbo a déclaré qu’au niveau national, l’élaboration du Plan d’action en matière d’énergies renouvelables (Paner) et la Politique sur l’efficacité énergétique (Peec), conformément aux orientations de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) montrent l’intérêt que l’Etat accorde à cette question.

L’ambition du Sénégal pour le développement des énergies renouvelables ne date pas d’aujourd’hui, à en croire l’élu local qui rappel, à cet effet,  que dès 1980, par décret N° 80–402 du 28 avril 1980, le Centre d’études et de recherches sur les énergies renouvelables (Cerer) a été créé.

« En  moins d’un an, le Sénégal a inauguré trois centrales solaires dont la plus récente, mise en service en juin à Sinthiou-Mékhé, (région de Thiès) est dotée d’une puissance installée de 30 MW.  Elle est pour l’heure l’une des plus importantes en activité en Afrique de l’Ouest, après celle de Zagtouli à Ouagadougou (33 MW) », a-t-il souligné, ajoutant qu’au niveau local, dans le cadre  du Programme de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de I‘Union économique et monétaire (Prodere), 1835 lampadaires solaires photovoltaïques autonomes ont déjà été posés dans douze (12) Communes de Pikine et Guédiawaye et six capitales régionales.

Le projet Picep  dans sa composante 3  « Autonomisation partielle en énergie solaire des  équipements publics à  grande concentration humaine » prévoit, à titre pilote, l’installation de mini – centrales solaires dans les lycées de Thiaroye et de Seydina Limamoulaye. A travers cette composante  que nous envisageons d’étendre  aux  autres équipements relevant des compétences municipales sur l’étendue du territoire, nous visons à établir une part significative des énergies durables dans la consommation totale en énergie de la Ville.

Toutefois, les initiatives locales dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique restent trop timides, malgré les gains potentiels pour nos collectivités territoriales. Le déficit d’information et de formation des acteurs principaux peuvent en être une des causes.

« Pour cette raison, j’ai bien l’espoir que cette session de formation avec les différents modules qui seront présentés  par les experts apporteront un changement de paradigme et permettront aux élus de s’orienter vers le développement des énergies renouvelables et l’adoption des mesures d’efficacité énergétique  au niveau local », a souhaité le maire de Pikine.

Sous le double effet conjugué de la croissance économique et de la hausse exponentielle de la démographie urbaine, les besoins en énergie des villes déjà considérables ne cessent de croître. Les émissions de gaz à effet de serre émanant de ces combustibles pour répondre à la demande énergétique croissante ont atteint des pics record.

L’implication des pouvoirs publics locaux face aux enjeux énergétiques  (économique, social et environnemental) est aujourd’hui une nécessité.

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