La Sixième extinction de masse fatale à la faune de l’Ile Maurice

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Certains scientifiques avaient tiré la sonnette d’alarme sur la sixième extinction de masse provoquée par les activités humaines qui, au cours des siècles faisant disparaître, directement ou indirectement, de nombreuses espèces. Certaines, comme le dodo de l’île Maurice, exterminé sans doute vers la fin du XVIIe siècle, sont devenues célèbres et constituent des symboles de la crise biologique causée par l’homme. Beaucoup d’autres ne sont connues que des spécialistes.

Pire, l’année 2018 a été marquée par de tristes nouvelles en ce qu’il s’agit de la faune. Le cougar américain et le rhinocéros blanc n’existent plus dans la nature. Plusieurs scientifiques affirment que nous avons accéléré la sixième extinction de masse, la dernière ayant, pour rappel, effacé les dinosaures de la surface de la Terre. Certains animaux risquent de connaître le même sort que le dodo. Il s’avère que les grandes crises biologiques du passé, quelles que soient les causes qu’on leur attribue, sont très vraisemblablement liées à des changements globaux de l’environnement physico-chimique de la planète.

Comme beaucoup d’animaux endémiques aux régions insulaires, les lémuriens de Madagascar sont menacés d’extinction. Production de charbon, mines, braconnage et destruction de leur habitat en sont les causes principales. S’agissant des tigres asiatiques, leur nombre est en chute libre. L’espèce vivant dans le sud de la Chine est même considérée comme ayant disparu dans la nature. D’autres sous-espèces, comme le tigre de Malaisie est menacé d’extinction, tout comme le tigre d’Amur (nord-est de la Chine). L’ennemi numéro un de félins : le braconnage. Dans certaines régions d’Asie, leur pelage atteint des prix faramineux, alors que d’autres parties de leur corps sont utilisées pour fabriquer «médicaments» et aphrodisiaques. La déforestation et l’urbanisation ont également fait reculer l’habitat naturel des tigres, qui ne parviennent plus à trouver de la nourriture. D’où le fait, qu’en Inde, par exemple, ils se retrouvent à devoir aller en chercher dans des villages. Par ailleurs, d’autres espèces sont sur la liste rouge pour ce qui est du continent asiatique. Parmi, l’orang-outan ou encore l’éléphant.

Les girafes et autres «icônes» d’Afrique ne sont pas en reste. Pour la première fois de l’histoire, des girafes ont été inclues, en 2018, sur la liste rouge des espèces en voie de disparition. Deux sous-espèces dont le Kordofan et la Nubian, sont considérées comme étant en danger critique. La girafe, animal emblématique de certaines régions d’Afrique, est menacée par la chasse et la destruction de son habitat, entre autres. Les rhinocéros noirs, les éléphants ainsi que les grands félins et singes d’Afrique sont également mal en point.

Certaines tortues de mer sont également en danger d’extinction. C’est le cas de la «tortue imbriquée», qui se retrouve souvent dans les filets de pêche à la dérive. Très sensible à la pollution, les zones où elle se reproduit d’habitude ont été envahies par le tourisme balnéaire. Surpêche, pollution, plastique et réchauffement climatique pèsent également sur la survie de la tortue imbriquée mais également d’autres espèces marines.

Moctar FICOU / VivAfrik

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