Les pays africains à l’assaut des inondations pour un développement durable efficient

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Inondations ne rime pas avec développement durable efficient. C’est dans cette perspective que la plus part des pays africains lancent des programmes de lutte contre les inondations pour atteindre cet objectif.

Au Rwanda par exemple, un projet de lutte contre les inondations vient d’être lancé dans deux provinces du pays. Il devrait s’étendre sur plusieurs années avec un investissement global de plus de 35 milliards de francs rwandais (plus de 34 millions d’euros). Le gouvernement du Rwanda s’attaque au problème des inondations dans les provinces du Nord et de l’Ouest du pays. Il vient ainsi de lancer un projet de plus de 35 milliards de francs rwandais (plus de 34 millions d’euros). Selon Prime Ngabonziza, le directeur général de l’Office des Eaux et Forêts du Rwanda, l’objectif de l’initiative est de lutter contre les inondations récurrentes dans certaines zones de ces deux régions, pendant la saison pluvieuse. Le projet sera mis en œuvre en plusieurs phases, de 3 à 4 ans chacune, et dans au moins quatre districts des provinces du Nord et de l’Ouest. La première phase sera ainsi réalisée dans les districts de Burera et Musanze. Dans ces deux localités de la province du Nord, les crues éclairs des rivières Muhe et Susa détruisent souvent les routes et les habitations. Selon Prime Ngabonziza une étude de faisabilité technique a été déjà réalisée par l’Office rwandais des eaux et forêts (RWFA). Pour drainer les flux des eaux de pluies, RWFA va construire des canaux ouverts sur les sous-bassins versants de Kagere, Muhabura et Gahunga dans le district de Burera. Le projet figure parmi les plus grandes attentes des populations de cette localité. Il faut dire que 2012 a été une année désastreuse pour plusieurs villages des districts montagneux de Musanze, Nyabihu et Rubavu ravagés par les inondations, a-t-on indiqué à afrik21.africa.

L’IDA finance un projet de lutte contre les inondations à Cotonou (Bénin)

L’Association internationale de développement (IDA), une filiale de la Banque mondiale a annoncé une subvention de 100 millions de dollars pour soutenir un projet de lutte contre les inondations dans la ville de Cotonou au Bénin. À l’avenir, Cotonou sera peut-être épargnée lors de la saison des pluies. L’Association internationale de développement (IDA), une filiale de la Banque mondiale vient d’octroyer un crédit de 100 millions de dollars pour soutenir un projet de lutte contre les inondations dans la capitale économique du Benin. Les fonds serviront à la construction de plus de 28 km de collecteurs d’eaux pluviales et plus de 7 km de matelas-gabions pour protéger les berges des rivières qui traversent Cotonou, ainsi qu’à la remise en état de trois bassins de rétention totalisant un volume de stockage de près de 432 000 m3. Les matelas-gabions sont des cages de grillage en fils d’acier galvanisé utilisés pour la protection contre l’érosion des berges des rivières. La Banque mondiale estime que les 100 millions de dollars accordés au Bénin permettront aussi l’aménagement sur trois bassins de rivières de Cotonou. La banque ajoute que ce projet « permettra de réduire les conséquences d’inondations périodiques et la propagation de maladies à transmission vectorielle (paludisme) et d’origine hydrique au profit de plus de 168 000 bénéficiaires ». « Les inondations sont un fléau récurrent à Cotonou, et elles causent des dommages importants à la population. Ce projet vient renforcer les actions déjà entreprises par la Banque mondiale pour limiter les problèmes causés par les eaux pluviales dans cette ville », a  indiqué Katrina Sharkey, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin dans le même journal.

La Tunisie se dote d’une Instance du développement durable

Les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont adopté, jeudi 13 juin 2019, à l’unanimité, la loi organique relative à la création de l’Instance du développement durable et des droits des générations futures. Lors de cette séance plénière, deux nouveaux articles (41 et 42) ont été ajoutés au projet initial de la loi. Par ailleurs, les députés ont adopté à l’unanimité les articles 13 et 9 amendés avec 123 voix pour. Ladite loi fixe la mission de l’instance constitutionnelle, ses prérogatives, sa composition, la représentativité en son sein, les méthodes d’élection et son organisation ainsi que les méthodes de son questionnement. Cette instance constitue l’une des plus importantes instances constitutionnelles lancées par la nouvelle constitution de la Tunisie. Elle s’intéresse aux dossiers de développement et elle joue un rôle de consultation dans tout ce qui se rapporte aux lois économiques, sociales et environnementales. Dans le cadre de sa mission, l’Instance met en place des mécanismes pour assurer une large participation des régions concernées et de la société civile, à travers notamment l’organisation de consultations nationales et des rencontres sur des sujets qui lui sont afférentes. Elle s’attache, également, à diffuser une culture de développement durable et à assurer le respect de ses fondements sur les plans national, régional et local, a-t-on appris de webmanagercenter.com.

Le Maroc chamboule son Comité national du développement durable

Le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret relatif à l’organisation du comité national du développement durable. Présenté par la Secrétaire d’Etat chargée du développement durable auprès du ministre de l’Energie, des mines et du développement durable, ce projet vise à remplacer le décret publié le 14 mars 2018 ayant porté création du Comité stratégique du développement durable. Cette démarche s’effectue dans le cadre de mettre en œuvre les recommandations publiées lors des travaux de la première réunion de ce Comité, le 22 février 2019, ainsi que celles du rapport thématique de la Cour des comptes, concernant l’habilité du Maroc à appliquer les objectifs du développement durable 2015-2030, ayant souligné la nécessité de la mise en place d’un cadre et d’un système de gouvernance pour l’adhésion des différents acteurs concernés, en vue de garantir la coordination, le suivi et la mise en œuvre de la stratégie 2030, relative à aux objectifs du Développement durable (ODD). Ce projet répond également aux aspirations du gouvernement afin d’être au niveau des engagements qu’elle a pris dans le cadre de son programme gouvernemental. Ce programme a insisté sur l’adhésion du Maroc aux efforts internationaux visant à atteindre les ODD, et ce en harmonie avec les engagements internationaux du Royaume depuis l’adoption de la stratégie du développement durable lors de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, renseigne infomediaire.net.

Moctar FICOU / VivAfrik

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