EFS : Lutte contre la pêche illicite en Afrique de l’Ouest : l’avion FALCON 50 engagé dans l’opération de surveillance « TESSITO »

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Avec l’avion de surveillance maritime FALCON 50, les éléments français au Sénégal apportent un soutien actif aux opérations maritimes contrôlées depuis Brest par le commandant de la zone maritime atlantique (CECLANT). Elles visent à appuyer les pays du Golfe de Guinée en matière d’action de l’Etat en mer, conformément au processus de Yaoundé, dans la lutte contre les trafics de drogue, d’armes et le contrôle des pêches. Du 22 au 27 septembre 2019, le  FALCON 50[1] des éléments français au Sénégal et son équipage ont ainsi été engagés dans l’opération conjointe de surveillance des pêches « TESSITO ». Cette opération s’inscrit dans la lutte contre la pêche illicite dans le cadre du projet d’action européen pour l’amélioration de la gouvernance régionale de la pêche en Afrique de l’Ouest (PESCAO). L’aéronef de la Marine nationale a opéré entre la Guinée-Bissau et le Sénégal, en soutien de l’action des patrouilleurs des diverses marines, qui ont pu bénéficier de sa rapidité et de son rayon d’action. « Chaque jour depuis le début de l’opération « TESSITO », nous survolons les zones de pêche avec à bord un inspecteur de la protection et de surveillance des pêches des eaux territoriales concernées », explique le lieutenant de vaisseau Alain, commandant de bord du FALCON 50. « Nous établissons une situation de surface précise et nous identifions les bateaux qui sont potentiellement en infraction ». L’équipage est en liaison constante et en temps réel avec le centre opérationnel de Banjul, en Gambie, auquel il transmet au besoin des photos et des éléments de preuves. « Un outil de dissuasion précieux » pour la protection des ressources maritimes. « C’est un apport inestimable », précise l’inspecteur Diamé de la direction sénégalaise de la protection et de surveillance des pêches, s’apprêtant à embarquer avec l’équipage. « Le FALCON 50 contribue à la protection de nos ressources et à la sécurité des piroguiers et des chalutiers déployés sur zone ». Les missions du FALCON 50 consistent à observer l’évolution des zones de pêche artisanales et industrielles, repérer les navires pirates, les transbordements illicites. L’aéronef est de ce fait en mesure de guider au besoin un patrouilleur ou une vedette vers une embarcation en infraction. « C’est un outil de dissuasion précieux pour la protection de notre zone économique exclusive », conclut l’inspecteur sénégalais, apprend-on de defense.gouv.fr.

Malawi- Projet de développement durable de la pêche de l’aquaculture et de gestion des bassins versants – Rapports d’évaluation de projet

Le projet de « développement durable de la pêche de capture, de l’aquaculture et de gestion des bassins versants » a pour objectif de contribuer à la réduction de la pauvreté par l’accroissement de la valeur ajoutée et de la consommation des produits de la pêche, le renforcement de la sécurité nutritionnelle et le renforcement de la résilience face au changement climatique au Malawi. Au nombre des résultats attendus figurent l’amélioration de la productivité de la pêche et de l’aquaculture, la réduction des pertes après capture et la facilitation de l’intensification axée sur le marché le long de la chaîne de valeur de la pêche, ainsi que le renforcement de la gestion de la pêche et des bassins versants. Le projet favorisera la diversification, de la pêche de capture à l’aquaculture, entraînant une augmentation de la production et des revenus. Il contribuera à accroître les moyens de subsistance et les possibilités d’emploi, à réduire les prix locaux du poisson, à augmenter les exportations d’espèces commerciales de poissons et la production de poissons pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le projet a été planifié suivant une approche écosystémique, qui prévoit la conservation des bassins versants, car le Malawi abrite 75 % des bassins versants transfrontaliers, qui sont des zones critiques pour la pisciculture et l’aquaculture. S’agissant de l’étendue géographique, le projet couvre 11 districts abritant des rivages lacustres et trois districts sans rivage lacustre, y compris l’ensemble des bassins du lac Malawi et de Chilwa, une partie de la rivière Shire et certains districts des hautes terres réservés à l’aquaculture. Le projet s’étalera sur 60 mois à compter de janvier 2020. Le coût estimatif total du projet est de 10,56 millions d’UC, indique afdb.org.

Pour une « meilleure transparence » dans le secteur de la pêche

Des acteurs de la pêche artisanale de plusieurs localités du Sénégal, rassemblés jeudi au quai de pêche de Mbour (ouest), ont plaidé une « meilleure transparence » et une « bonne gouvernance » dans la gestion du secteur de la pêche au Sénégal. « Le processus d’implantation des usines, d’octroi des licences de pêche et de suivi des dossiers des processus d’implantation des usines de pêche et des arraisonnements de navires auteurs d’infractions en lien avec les pêcheries de petits pélagiques au Sénégal n’est pas transparent », a déploré le coordonnateur du réseau national des conseils locaux de pêche artisanale (CLPA), Ndiaga Cissé. Ces acteurs, regroupés au sein de la coalition nationale pour la transparence dans la gestion des petits pélagiques au Sénégal, estiment notamment que « les professionnels de la pêche ne sont pas suffisamment et activement impliqués dans le processus de délivrance d’autorisation d’implantation d’usines dans le secteur de la pêche ». Cette situation constitue « un sérieux problème de transparence » et compromet ainsi la durabilité des pêcheries de petits pélagiques, a alerté Ndiaga Cissé, coordonnateur du réseau national des conseils locaux de pêche artisanale (CLPA). Il signale que des implantations effrénées d’usines de transformation ciblant les petits pélagiques sont constatées au niveau des débarcadères. « Les études d’impact environnemental et social ne tiennent pas suffisamment compte […] du potentiel exploitable des stocks de petits pélagiques dont les principales espèces sont surexploitées », ont déploré les membres de cette coalition, qui regroupe l’essentiel des organisations professionnelles de la pêche artisanale du Sénégal. Au cours de cette mobilisation sociale, Ndiaga Cissé a révélé qu’en 2019, le Sénégal compte 134 établissements à terre et 105 navires agréés à l’exportation, contre 94 usines à terre et 82 bateaux agréés en 2014, renseigne aps.sn.

Moctar FICOU / VivAfrik                 

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