Changement climatique : les conséquences du Covid-19 sur le secteur du bâtiment en 2020

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Climate Chance, une organisation qui a pour leitmotiv d’« accompagner la mobilisation des acteurs non-étatiques et de favoriser leur expression commune » a, dans son Bilan Sectoriel 2020, analysé le secteur du bâtiment. La structure fondée en 2015 suite au sommet « Climat et territoires » de Lyon, avant la COP21 et qui a pour objectif de chercher à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU a également livré une synthèse des grandes tendances et stratégies climat dans ce domaine. Un rapport indispensable pour mieux comprendre l’orientation des plans climat de 2021.

Rappelons que le Bilan mondial de l’action climat par secteur 2020 analyse chaque année les évolutions des émissions de CO2 à l’aune des actions réellement engagées par les acteurs « non-étatiques » : collectivités, entreprises, ONG … dans 6 grands secteurs d’activités.

La section Bâtiment du Bilan mondial sectoriel de Climate Chance présente les grands enseignements de l’année 2020 dans ce secteur d’émissions, également impacté par la crise sanitaire du Covid-19. Le Covid a-t-il accéléré ou grippé les stratégies climat dans le secteur du bâtiment ?

Les grands enseignements de l’année 2020 : Ce qu’il faut retenir

Le Bilan 2020 de l’action climat par secteur de l’Observatoire Climate Chance relève plusieurs grands enseignements. Pour commencer, les émissions des bâtiments sont en hausse de 1,5 % en 2019 en raison de l’augmentation de la demande en électricité portée par les appareils électroménagers et la climatisation. Il urge de relever en outre que la crise sanitaire a eu pour conséquence le report de la consommation de l’industrie et du tertiaire sur celle des foyers, atténuant la baisse de la consommation globale d’électricité attendue en 2020. Cette diminution présente toutefois une menace : la difficulté d’accès à l’énergie propre de nombreux ménages pour la cuisson.

Il faut également avoir à l’esprit que peu de codes et d’obligations, qu’elles soient nationales ou locales, s’appliquent au bâti existant. Les codes locaux et régionaux pour les nouvelles constructions sont quant à eux plus nombreux.

Progressivement une approche plus « adaptative » du bâtiment se dessine vers des immeubles recyclables ou réversibles. Cette évolution permettrait d’anticiper les mutations des pratiques telles que le télétravail. 

Moctar FICOU / VivAfrik                                             

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