Insécurité alimentaire : Plus de 80 millions de personnes menacées en Afrique, selon la FAO

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Les chiffres font froid dans le dos car environ trois milliards de personnes soit près de 40% de la population mondiale, ne peuvent pas se permettre une alimentation saine et un autre milliard de personnes risqueraient de rejoindre leurs rangs si elles perdaient un tiers de leurs revenus. C’est en tout cas, de qu’a indiqué un nouveau rapport annuel de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) publié mardi 23 novembre 2021.

Selon l’édition 2021 du rapport de la FAO sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture, les chocs imprévisibles continueront d’affaiblir les systèmes agroalimentaires si nous ne prenons pas les mesures nécessaires pour bien nous y préparer. A ceux-là, s’ajoutent la pandémie de Covid-19, le changement climatique et les conflits qui ont, cette année encore, eu des impacts importants sur la sécurité alimentaire notamment sur le continent africain.   

« La prévalence de la faim a progressé en Afrique du Nord », souligne le rapport « principalement en raison du niveau croissant de conflits et d’instabilité ». Le changement climatique est également en cause.

La FAO alerte qu’en Afrique subsaharienne, plus de 80 millions de personnes pourraient ne plus être en mesure d’accéder à une alimentation saine en cas de nouveau choc. Dans ces pays, il est essentiel de répartir la dépendance entre la production nationale et les importations pour diminuer les risques, note l’organisation.

La FAO a mis en avant un autre aspect dans l’édition 2021 de son rapport sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture. Il s’agit de la capacité des pays à transporter les produits alimentaires. La FAO a même crée un nouvel indicateur pour évaluer la résilience des réseaux de transports. En cas de fermeture d’un itinéraire d’importance critique par exemple : la part de la population impactée peut varier de 25% au Nigeria à 78% en Afrique du Sud.

L’organisation onusienne a enfin souligné que l’agriculture sur le continent repose essentiellement sur les petites et moyennes entreprises souvent informelles mais bien intégrées. Elles s’adaptent plus facilement aux besoins locaux. Mais elles sont régulièrement confrontées aux obstacles institutionnels et à un manque de ressources. Elles sont aussi plus fragiles face aux chocs. Trop souvent, elles n’ont pas suffisamment accès au crédit ni à la protection sociale.

Moctar FICOU / VivAfrik

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