Climat : Un « maximum de pays » pour parapher l’accord de la COP21, Souhaite Ségolène Royal

Plus la limite de la ratification de l’accord de la COP21 approche plus les initiatives se multiplient. Fraîchement nommée présidente de la conférence de Paris,  la ministre française de l’environnement Ségolène Royal s’est fixée deux priorités : s’assurer qu’un « maximum de pays » ratifient l’accord sur le climat le 22 avril et permettre à l’Afrique d’accéder aux énergies renouvelables, lit-on dans connaissancedesenergies.org d’hier et visité par vivafrik.com.

« Le travail aujourd’hui, c’est de s’assurer qu’il n’y a pas de recul, que l’accord soit appliqué, que l’accord soit ratifié, que tous les engagements nationaux soient effectivement adoptés par les législations nationales », a déclaré la ministre lors de l’émission « Le Grand Rendez-Vous » sur Europe 1/Le Monde/iTélé. Elle compte notamment s’ « activer pour qu’un maximum de pays viennent signer le 22 avril », date du lancement à l’ONU du processus de signature de l’accord de Paris sur le climat, adopté en décembre par 195 pays. En outre, « d’ici le 22 avril, il faut montrer qu’un certain nombre d’actions concrètes sont déjà engagées », a-t-elle ajouté, évoquant notamment les énergies renouvelables, le solaire, la géothermie, le bâtiment durable ou le prix du carbone. Autre « question prioritaire », celle « de l’accès de l’Afrique à l’énergie ». « Je vais m’y impliquer personnellement », a affirmé Ségolène Royal. « J’y pars dès mardi prochain, parce que ça fait des années qu’on promet à l’Afrique des énergies propres, notamment l’énergie solaire, et qu’il ne se passe pas grand-chose ».

« Plusieurs chefs d’Etat africains nous ont clairement dit pendant la COP21 : si cette fois il ne se passe rien, nous ne reviendrons plus aux conférences sur le climat », a-t-elle poursuivi, ajoutant disposer aujourd’hui des « outils institutionnels » pour faire avancer ce dossier. « C’est notre intérêt à nous français, à nous européens, de faire en sorte que l’Afrique se développe en accédant aux énergies renouvelables, car (…) lorsqu’il y a l’avancée de la sécheresse, lorsqu’il y a la déforestation, lorsqu’il n’y a pas accès à l’énergie (…) alors il y a toutes les formes d’embrigadements des jeunes dans des mouvements comme Boko Haram », a estimé Mme Royal.

Moctar FICOU / VivAfrik

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