Dakar abrite la 2ème conférence internationale sur le développement durable en Afrique : des pistes de salutions y sont attendues

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Abdoulaye Diagne

Plus d’une centaine de communications sont attendues lors de la deuxième conférence internationale, ouverte à Dakar ce jeudi, sur le développement durable en Afrique révèle lequotidien.sn parcouru par vivafrik.com.

Ces communications servent à alimenter la réflexion et les échanges sur l’agriculture, l’industrialisation, la protection sociale, la gouvernance ou encore le financement du développement. Ce, d’autant plus que l’Afrique subsaharienne connaît depuis trois ans une certaine décélération de la croissance même si son niveau est encore relativement élevé. A cela s’ajoute, selon le directeur général du Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres), le fait que ce niveau de croissance, relativement élevé s’est accompagné d’un élargissement des inégalités.

Cette situation, indique le Pr Abdoulaye Diagne, a beaucoup contribué à l’instauration d’un climat d’insécurité et à la persistance de conflits dans nombre de pays africains. D’où selon lui, l’urgence d’agir pour inverser cette tendance négative à une polarisation croissante des revenus et des actifs. Il invite ainsi les autorités à appuyer sur plusieurs leviers. Il s’agit pour lui d’abord de faire un usage efficient des ressources dont l’Afrique dispose. Ensuite, argue-t-il, de veiller à ce que les besoins des africains soient prioritaires dans l’exploitation de ces ressources. Et enfin, estime-t-il, que ces derniers fassent en sorte que le maximum de ces ressources surtout brutes soient transformées sur le continent avec les technologies modernes qui nous préservent de la pollution et des autres conséquences négatives sur la nature.

Ainsi, espère-t-il, «nous pouvons à la fois créer de la valeur ajoutée, des emplois, améliorer le bien-être et préserver l’environnement». Mais au-delà de ces questions, les experts comptent également pousser la réflexion pour embrasser les principales dimensions du développement durable du continent africain, notamment ce qu’ils appellent le «nécessaire compromis entre le présent et le futur», afin que la satisfaction des besoins des générations actuelles ne compromette celle des générations futures.

Le secrétaire général du ministère de l’économie, des finances et du plan, Cheikh Tidiane Diop, a d’ailleurs axé son intervention sur cette question. A quelques jours de la rencontre sur le climat à Paris, Cop 21, la question ne pouvait être occultée. Pour lui, c’est une occasion pour les chercheurs présents à cette rencontre de discuter du développement durable et des questions environnementales. L’Afrique est le continent qui pollue le moins et qui souffre le plus de la pollution qui se traduit par la rareté des terres cultivables, l’érosion côtière, les inondations, avec comme conséquence l’appauvrissement des populations. Interpellé sur les attentes de l’Afrique à la Cop 21, le secrétaire général du ministre de l’économie souhaite que l’Afrique parle d’une seule et même voix pour que les effets négatifs de la pollution des pays développés soient plus ou moins compensés pour que le continent se mette à son tour sur la voie du développement durable.
Moctar FICOU / VivAfrik

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