L’Afrique de l’Ouest en conclave à Ouagadougou pour la gestion durable de la Biodiversité et des aires protégées

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Les Ministres en charge de l’environnement de la région Afrique de l’Ouest (UEMOA, CEDEAO et Mauritanie) ont procédé le 25 juillet 2019 au lancement officiel du Programme d’Appui à la Préservation de la Biodiversité et des écosystèmes fragiles, à la gouvernance environnementale et au changement climatique en Afrique de l’Ouest (PAPBIO) et du Programme d’Appui à la Préservation des écosystèmes Forestiers en Afrique de l’Ouest (PAPFOR). La cérémonie d’ouverture a été présidée par Monsieur Batio Nestor BASSIERE, Ministre de l’Environnement, de l’Économie verte et du Changement Climatique du Burkina Faso en présence du Commissaire Jonas GBIAN en charge du Département de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de l’Environnement et de l’Ambassadeur Jean LAMY, Chef de la délégation de l’Union européenne auprès du Burkina Faso. Étaient également présents, Monsieur Sékou SANGARE, Commissaire en charge de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de l’Environnement de la CEDEAO et Monsieur Aliou FAYE Directeur régional  de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Notre présente rencontre, première du genre, intervient à une période où des voix s’élèvent pour attirer l’attention de la Communauté internationale sur les agressions multiples et diverses sur le système des aires protégées, avec des conséquences qui menacent l’avenir de nos aires protégées, voire l’existence des populations qui leur sont riveraines, a dit Monsieur BASSIERE. Face à toutes ces menaces, il importe un engagement hardi, qui se traduit par une prise en main plus soutenue, selon une démarche régionale et holistique afin que les efforts d’investissement avec l’appui des Partenaires Techniques et Financiers, puissent produire les effets et impacts attendus, lit-on à uemoa.int.

Les programmes PAPBIO et PAPFOR traduisent l’engagement de l’UE dans la préservation de la biodiversité et des aires protégées en Afrique de l’Ouest

Pour le Commissaire Jonas GBIAN, intervenant au nom des deux Commissions (UEMOA et CEDEAO), l’avènement des deux programmes dans leur dimension régionale, permet de consolider les acquis des programmes antérieurs, tout en traduisant la volonté des États bénéficiaires de répondre aux défis environnementaux et de respecter leurs engagements relatifs aux Accords Multilatéraux sur l’Environnement. Il a témoigné la reconnaissance des Etats de la Région à l’Union européenne qui les accompagne à travers ces deux programmes dans leurs efforts de préservation de leur capital de ressources naturelles. La survie de l’espèce humaine est intimement liée à celle de la biodiversité sur notre planète, a reconnu Jean LAMY. Ainsi, les programmes PAPBIO et PAPFOR traduisent l’engagement de l’Union européenne dans la préservation de la biodiversité et des aires protégées en Afrique de l’Ouest. Son souhait est que les réunions d’experts et les recommandations à venir aboutissent à des changements. Les Ministres ont au cours de leur session, réaffirmé leur volonté de faire de la gestion durable des ressources naturelles, une priorité des États membres de l’UEMOA et de la CEDEAO. A cet effet, ils se sont engagés à mener toutes les actions permettant d’améliorer l’efficacité de gestion des aires protégées et de la biodiversité, en particulier les ressources partagées au niveau des écosystèmes transfrontaliers de l’espace communautaire. Enfin, ils ont lancé officiellement les Programmes PAPBIO et PAPFOR, indiquent encore nos confrères.

12 foyers de feu enregistrés au parc du Djurdjura (Algérie)

Au niveau du parc national du Djurdjura, le nombre de foyers d’incendies enregistrés depuis le mois de juin -qui marque le début de la campagne anti-incendie-, s’élève à 12 foyers, a précisé à TSA le conservateur principal et chargé de la cellule de communication et de l’information du Parc, Ahmed Alilèche. Les incendies les plus ravageurs ont été enregistrés à Tikjda, Tala-Guilef et Tirourda, selon lui. Pour en venir à bout, il aura fallu faire appel aux hélicoptères bombardiers d’eau (HBE). L’absence de points d’eau sur site a aggravé la situation et rendu compliquées les interventions des pompiers, a souligné M. Alilèche. Cela reflète, selon lui, le manque d’aménagements forestiers en matière d’équipements nécessaires à la défense des forets contre les incendies. « Il nous a fallu aller chercher l’eau de la retenue collinaire d’Ain Zaouia (Boghni) ou le barrage de Koudiet Acerdoune », a-t-il précisé. Deux hectares de cèdre de l’Atlas, l’espèce emblématique du Djurdjura, ont été consumés par les flammes, ainsi que 85 ha de chêne vert (généralement des formations pré-forestières), le reste est constitué de broussaille. L’un des facteurs prédisposant à l’enclenchement des incendies consiste, ajoute M. Alilèche, en la nature de la végétation notamment les espèces accompagnatrices du chêne vert qui sont très inflammables. Ainsi, la combustibilité du peuplement joue un grand rôle dans les déclenchements des feux. Ahmed Alilèche indique que les feux démarrent à l’interface entre les agglomérations ou les villages périphériques et les superficies boisées. « Cela veut dire qu’il y a quelque part une cause anthropique (dû à l’existence et à la présence d’humains, Ndlr) et que ce n’est pas le fait du hasard, les feux dus aux jets de bouteilles ou encore aux foudres représentent un pourcentage très minime (de l’ordre de 1% à l’échelle mondiale) », développe le conservateur principal, a relayé pour sa part tsa-algerie.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

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