Alger (Algérie) : plus de 30 hectares ravagés par les incendies en 2019

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Plus de 30 hectares de couvert végétal ont été détruits par les feux de forêt en 2019, à travers les différents sites forestiers de la wilaya d’Alger, a indiqué jeudi la chargée de l’Information à la Direction des forêts et de la ceinture verte, Imane Saidi. Près de 80 foyers de feu ont été enregistrés durant l’année précédente, ayant ravagé plus de 30 hectares de couvert végétal soit 26,5 hectares de forêts et plus de 4 hectares de buissons et de broussailles, a précisé Mme Saidi. La superficie globale ravagée par les feux de forêt en 2019 (plus de 30 hectares) a connu une hausse par rapport à 2018 qui a enregistré la destruction de plus de 4 hectares et le déclenchement de 66 foyers d’incendie, en dépit des moyens mobilisés et des efforts consentis durant la campagne de lutte contre les incendies et feux de forêts. Selon la même responsable, ces feux sont dus « aux conditions climatiques marquées par la forte canicule qui favorise le déclenchement de ces incendies » et « l’inconscience de certains citoyens, en raison du jet anarchique des déchets dans ces espaces verts ». Le plus grand incendie enregistré a eu lieu le mois de juillet dernier au niveau de la forêt de Bainem dans la commune de Hammamet (ouest d’Alger), où une superficie globale de 25 hectares a été ravagée par le feu, soit près de 80 % du bilan global des incendies recensés à Alger en 2019. Dans le cadre de leurs prérogatives de contrôle et de prévention, les agents de la police forestière relevant des services de la conservation des forêts de wilaya ont établi, durant 2019, huit (8) procès-verbaux pour infraction et atteinte à la forêt, a rappelé Mme Saidi. La plupart de ces cas d’atteinte ont été enregistrés au niveau des sites forestiers du côté ouest de la capitale, dont Bainem (Hammamet), Céleste (Bouzareah) et Zaatria à Mahelma (Zeralda), a-t-elle ajouté. Le couvert végétal de la wilaya d’Alger subit plusieurs agressions telles que l’abattage des arbres, les constructions illicites et le jet anarchique des déchets, a fait savoir Mme Saidi. Par ailleurs, la responsable a fait état de la poursuite des opérations de reboisement de plus de 300.000 arbustes de différentes espèces (forestiers, décoratifs et fruitiers), et ce jusqu’au 21 mars prochain, au niveau de plusieurs sites forestiers et dans les zones urbaines et semi-urbaines de la capitale (cités, espaces verts et tout au long des axes d’autoroutes), en sus d’autres opérations de reboisement organisées lors des journées nationales et internationales de l’environnement en vue d’ancrer la culture de la protection de l’environnement, renseigne aps.dz.

Incendies en Australie : la biodiversité menacée comme jamais

Depuis quatre mois, l’Australie lutte contre les pires incendies de son histoire. Ces feux de forêt, fréquents pendant l’été austral, atteignent en ce moment même des proportions titanesques et inédites. Un drame environnemental sans précédent dont les conséquences sont encore difficilement prévisibles. Depuis le mois de septembre, plusieurs départs de feu ont eu lieu dans l’ouest de l’Australie. Au fil des mois, d’autres incendies de forêt ont démarré dans le centre et ont aujourd’hui atteint l’est du pays, dans l’état le plus peuplé d’Australie : La Nouvelle-Galles du Sud. Ce gigantesque brasier est composé de 110 feux, encore en activité, dont plus de la moitié est impossible à contenir à l’heure actuelle. Cette catastrophe, surnommée “Le Monstre” par les australiens, fait atteindre des pics de chaleurs allant jusqu’à 48,9 degrés à Sydney. Les flammes sont si intenses que les interventions aériennes organisées par les sapeurs-pompiers ont dû être suspendues. Au 6 janvier, on dénombrait 6 millions d’hectares de forêts brûlées. Soit plus du double des dégâts causés par les incendies de la forêt amazonienne en août 2019. Cela représente une superficie égale à deux fois celle de la Belgique. En plus des dégâts sur l’environnement, cette catastrophe est également matérielle et sanitaire. Près de 2 000 propriétés ont été détruites par les flammes, des milliers de personnes ont dû être évacuées et l’on dénombre déjà 24 victimes. La fumée provenant des incendies entraîne également une pollution de l’air extrêmement élevée, causant de nombreuses consultations en urgences respiratoires en Nouvelle-Galles du Sud. Ces retombées, couplées aux nombreux foyers d’incendie, menacent également la biodiversité australienne. La biodiversité de l’Australie est exceptionnelle. Grâce à l’isolement géographique du continent, la faune et la flore qui se sont développées là-bas l’ont fait de manière unique. Ainsi, plus de 80% des espèces australiennes y sont endémiques, c’est à dire qu’elles n’existent nulle part ailleurs. Autre particularité, ce pays est également celui où vivent le plus de reptiles au monde ! Malheureusement, les incendies récents menacent cette biodiversité unique. Des forêts entières ont déjà été réduites en cendres. L’Université de Sydney estime, dans une étude récente, que près de 480 millions d’animaux auraient déjà péri dans les flammes en Nouvelle-Galles du Sud depuis le mois de septembre. Une estimation “optimiste”, qui ne prend pas en compte les insectes et autres amphibiens. Le bilan final et national pourrait être plus important encore. Les responsables de cette étude évoquent une estimation à près de 1,25 milliard d’animaux disparus dans l’ensemble du pays, insectes et amphibiens inclus, relate actus.zoobeauval.com.

Vague de chaleur et incendies records en Australie : 1 milliard d’animaux morts

Depuis des mois, l’est de l’Australie est ravagé par des feux de brousse colossaux et incontrôlables attisés par une vague de chaleur historique. Si le bilan humain reste modéré, près de 500 millions d’animaux ont sans doute péri. Depuis la fin du printemps austral, l’Australie souffre d’une vague de chaleur exceptionnelle qui a vu de nombreux records absolus de température battus. Le vent et la sécheresse ont entraîné la généralisation de nombreux incendies colossaux et meurtriers, notamment pour la faune. Si les feux de brousse sont communs à cette époque en Australie et participent à la régénération et l’équilibre des écosystèmes, ils ont pris, cette saison, une dimension catastrophique. Cette situation météorologique à haut risque est en partie liée au dipôle de l’océan Indien selon le Bureau Météorologique Australien (BOM) : « le principal coupable de nos conditions actuelles et attendues est l’un des événements dipôles de l’océan Indien (DOI) les plus positifs jamais enregistrés », a déclaré le Dr Watkins, directeur des prévisions à long terme du Bureau de météorologie australien qui ajoute : « un DOI positif signifie que nous voyons moins de systèmes météorologiques porteurs de pluie et des températures plus chaudes que la moyenne dans de grandes parties du pays ». Le dipôle de l’océan Indien, aussi connu sous le nom d’El Niño indien, est une oscillation irrégulière des températures de surface de la mer, la partie occidentale de l’océan Indien étant tour à tour plus chaude et plus froide que sa partie orientale. Le 8 janvier 2020, le BOM a annoncé un retour à la normale du dipôle de l’océan Indien. La sécheresse en Australie perdure depuis trois ans, tandis que des vents soutenus et une vague de chaleur exceptionnelle favorisent l’extension des incendies. La majeure partie de l’hémisphère Sud extratropical, en particulier en Australie et dans la partie australe de l’Afrique, connaît actuellement des conditions plus sèches que d’habitude, précise Copernicus, le programme Européen de surveillance de la Terre. Les 34 mois de janvier 2017 à octobre 2019 ont été les plus secs jamais enregistrés en Nouvelle-Galles du Sud avec une pluviométrie inférieure de 35 % à la moyenne, détaille le Bureau météorologique australien. Le 18 décembre 2019, l’Australie a connu sa journée la plus chaude jamais enregistrée, avec des maximales moyennes de 41,9 °C !, lit-on dans les colonnes de notre-planete.info.

Moctar FICOU / VivAfrik

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