Labellisation contre la pollution plastique marine, ressources halieutiques, mort massive de poissons au lac Victoria à la Une

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Mon restaurant zéro déchet

Pour fédérer et valoriser les restaurants dakarois, trois labels s’engagent contre la pollution plastique des océans, lit-on sur le site de l’association Zéro déchet Sénégal. En effet, 80% des déchets retrouvés dans les océans sont d’origine terrestre et correspondent en majorité à des emballages alimentaires et des plastiques à usage unique issus de nos modes de consommation, a rappelé l’association. Ainsi, elle révèle que le Sénégal est le 21ème pays le plus pollueur en plastique des océans au monde. La volonté politique et citoyenne pour réduire la pollution plastique y est croissante. Il y a un an, le premier restaurant Zéro Déchet au Sénégal a été inauguré et a contribué à sensibiliser près de 10 000 visiteurs. Zéro déchet note qu’il est essentiel d’accompagner et de valoriser ces démarches par des actions concrètes visant à fédérer les acteurs. Selon l’association toujours, ce projet vise à engager les restaurants dakarois dans la réduction de leurs déchets plastiques en leur proposant des solutions alternatives et en les fédérant grâce à trois labels. Elle conclut que ce projet est en partenariat avec l’Ambassade du Portugal au Sénégal, Camoes IP, et le Copacabana Surf Village.

 Concernant toujours le projet Mon restaurant zéro déchet, Afrik21 pointe de manière plus détaillé cette initiative impliquant les restaurants dans la lutte contre la pollution. Le site d’information fait savoir que cette initiative baptisée « Mon restaurant zéro déchet » a été lancé par l’association Zéro déchet Sénégal. A travers son projet, mis en œuvre dans la presqu’île de Dakar, l’association souhaite engager les restaurants à la préservation des océans à travers la réduction des déchets plastiques. Au Sénégal, poursuit le site, l’association Zéro déchet met à contribution les restaurants pour débarrasser les océans de déchets plastiques. Le 10 février 2021, elle a lancé l’initiative « Mon restaurant zéro déchet » dans la capitale Dakar. L’objectif à court terme est de labéliser 10 restaurants « zéro déchet » avant la fin de ce mois de février. « Dix restaurants qui obtiennent le label zéro bouteille plastique c’est 50 000 bouteilles évitées par an. Chaque année, huit millions de tonnes de plastique finissent dans l’océan », indique Zéro déchet Sénégal. L’association a créé un label pour chaque déchet, notamment les bouteilles plastiques, les pailles jetables et les capsules de café. « Ainsi, chaque restaurant situé dans la presqu’île de Dakar peut s’engager à son rythme. Pour chaque déchet, nous proposons des solutions alternatives clés en main. Par ailleurs, chaque restaurant est mis en avant sur notre site, ainsi que sur les réseaux sociaux », précise Zéro déchet Sénégal. Dans sa phase pilote, le projet « Mon restaurant zéro déchet » a permis de labéliser le restaurant Copacabana Surf Village qui a contribué à sensibiliser près de 10 000 visiteurs. L’association Zéro déchet souhaite aller plus loin. Car, avec une population d’environ 3 millions d’habitants et située sur le littoral de l’océan Atlantique, Dakar concentre 80 % des activités économiques du Sénégal. L’association est soutenue par l’ambassade du Portugal ; Camões, une institution internationale portugaise qui se consacre à la promotion de la culture portugaise et à l’aide internationale. L’association Zéro déchet Sénégal reçoit également le soutien de Copacabana Surf Village. Afrik21 reste toujours sur cette question et affirme que le trafic maritime et les usagers des plages demeurent les principaux pollueurs de la côte sénégalaise. Le site d’information fait savoir que parmi les cités balnéaires les plus polluées, figure Bargny, située à l’ouest du pays. Les touristes y balancent des déchets de toute sorte, majoritairement constitués d’emballages plastiques. Pourtant une loi interdisant les sacs plastiques a été votée en 2015 au Sénégal. Pour débarrasser Bargny des déchets plastiques, le Club de réflexion et d’actions citoyennes (Crac) a lancé, en août 2020 l’opération « plage zéro déchet ». L’île de Gorée sera également dépolluée grâce à l’initiative « Gorée zéro déchet » lancée la même année. La collecte des déchets dans l’eau se fera par des plongeurs au nord de l’île située près de Dakar. Le volet terrestre du projet sera exécuté par des groupes de jeunes sénégalais, des défenseurs de l’environnement et des activistes.

Greenpeace : réactive sur les pêcheurs artisanaux de la Casamance victimes de l’accord de pêche entre le Sénégal et l’Union européenne

Dans un communiqué publié ce mardi 16 février, l’ONG Greenpeace apporte son soutien aux pêcheurs artisanaux. Après avoir suivi le reportage sur les conséquences du dernier accord de pêche conclu entre le gouvernement sénégalais et l’Union européenne (UE). L’ONG rappelle aux autorités que des milliers de personnes au Sénégal et dans la sous-région dépendent uniquement de la pêche pour leur survie. Abdoulaye Ndiaye, chargé de campagne à Greenpeace Afrique avertit que le constat amer des pêcheurs de la Casamance dénonçant les bateaux étrangers qui capturent des tonnes de poissons juvéniles utilisés comme appât pour pêcher le thon est malheureusement un scénario qui risque d’être habituel pour les prochaines années. En effet, « le renouvellement de l’accord de pêche entre l’UE et le Sénégal contribue à accentuer la pêche aux poissons juvéniles pour le ravitaillement des bateaux canneurs en provenance de l’Europe. Hélas ! », déclare Ndiaye. Par conséquent, Greenpeace dit réaffirmer son engagement aux côtés des pêcheurs artisanaux qui paient déjà le lourd tribut du fait de cet accord. « Les accords de pêche ne nous arrangent pas parce qu’à chaque fois nous sommes dans des périodes de crise pour avoir du poisson, on ne peut pas avoir le poisson qu’il faut. Si on signe des accords de pêche avec l’Europe, ça nous pose un problème ensuite. », dénonce Abdoulaye Dabo, jeune pêcheur de Ziguinchor interviewé par la radio DW. Pour rappel, selon le communiqué, la pêche aux poissons juvéniles est pratiquée dans la région de Dakar par la pêche artisanale, en particulier les sennes tournantes pour le ravitaillement des bateaux de l’UE. Cette pression constante a accentué la raréfaction des alevins dans les régions de Dakar et de Thiès. Greenpeace ajoute alors que la capture des juvéniles est interdite par la réglementation en vigueur, les armateurs étrangers s’orientent désormais vers la zone sud, région de Casamance, une des régions les plus poissonneuses pour causer les mêmes problèmes. Malgré les alertes de la société civile pour attirer l’attention des autorités, l’ONG fait constater que très peu d’actions ont été déroulées pour une solution définitive et « si aucune mesure n’est prise, le déclin de la pêche sénégalaise risque d’être très proche. »  Greenpeace demande au gouvernement sénégalais de renforcer le contrôle sur l’activité de ces bateaux étrangers et de prendre des dispositions pour l’arrêt total de capture des poissons juvéniles.

Pétrole – Gaz : Macky Sall demande de finaliser le projet de loi sur le partage des revenus

 Le chef de l’Etat, Macky Sall, a préconisé, mercredi 17, en conseil des ministres, le parachèvement du projet de loi sur le partage des revenus issus de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières et la nécessité d’ »assurer la montée en puissance » de l’économie du pétrole et du gaz, nous dit le quotidien en ligne APS. Le Président de la République demande, en particulier, au Ministre des Finances et du Budget, de finaliser, avant fin mars 2021, le projet de loi sur le partage des revenus tirés de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières », indique le communiqué sanctionnant la réunion hebdomadaire du gouvernement, a rapporté APS.  Pour rappel, le site indique que le texte note de surcroît, la nécessité d’assurer la montée en puissance de l’Economie du Pétrole et du Gaz avec une forte implication des privés nationaux et un élargissement des transferts de technologies dans la mise en œuvre du contenu local. Il a requis du ministre du Pétrole et des Energies de « mettre en œuvre une stratégie de communication cohérente sur la gestion pétrolière et gazière, en assurant une vulgarisation inclusive de la loi sur le contenu local ». S’adressant aux membres du gouvernement, il a souligné « l’importance primordiale qu’il accorde à la gestion optimale des ressources pétrolières et gazières ». De même a-t-il décliné « la nouvelle feuille de route, visant à accélérer les réformes et l’exécution des projets pétroliers et gaziers », ainsi que « leur encadrement adéquat par les différents ministères et structures parapubliques impliqués ». Selon le communiqué du Conseil des ministres, le président Sall a rappelé « l’impératif d’anticiper et d’asseoir la préparation des structures et du capital humain à l’aune d’un pays qui entre, à partir de 2023, dans l’exploitation pétrolière et gazière, complexe par nature, car intégrant plusieurs dimensions (technique, juridique, économique, budgétaire, financière, sécuritaire, environnementale et sociale…) ». Aussi a-t-il instruit le gouvernement d’ »accentuer la transformation des organisations et des méthodes de travail, en vue de l’ancrage durable d’un système national cohérent, pragmatique et performant de supervision, de coordination des interventions et de suivi évaluation des réformes et de l’exécution des projets pétroliers et gaziers ». D’après toujours le site, il invite le ministre du Pétrole et des Energies, à « mettre en place un système innovant de reporting des informations et activités sur l’écosystème pétrolier et gazier à travers PETROSEN Holding SA, notamment ». Il a, à ce propos, insisté sur l’impératif d’une optimisation de la gestion de l’actionnariat de l’Etat dans le secteur pétrolier et gazier. « Le Chef de l’Etat souligne également l’urgence, pour PETROSEN, de finaliser la doctrine sur les contrats de partage de production et les accords d’association avec les opérateurs ». Et d’ajouter : Il exhorte le gouvernement à « soutenir l’édification rapide de l’Institut national du pétrole et du gaz (INPG) à Diamniadio, de même que la régulation des formations dans le secteur, afin de renforcer le capital humain national, fondamental dans la gouvernance maitrisée de nos ressources pétrolières et gazières ».

Lac Victoria : les poissons meurent en masse

En Afrique de l’Est, les pêcheurs du lac Victoria sont perplexes face à la mort massive de poissons. En décembre des milliers de poissons morts ont commencé à s’échouer sur les rives du lac en Ouganda, peut-on lire sur Africanews. « La mort de ces poissons ici à Nyandiwa est terrible pour nous, car cela contribue à la baisse des prix », a confié un pêcheur, Godfrey Otieno. « Même quand vous ramenez du poisson, les gens se méfient. Ils pensent que le poisson était mort avant d’être pêché. Du coup, l’activité est quasiment à l’arrêt et les pêcheurs souffrent. Tous les bateaux sont amarrés au port et on commence à chercher d’autres moyens de se nourrir », a expliqué le pêcheur. Africanews précise que les experts disent que les décès sont causés par le faible niveau d’oxygène dans le plan d’eau. La pollution a été accusée d’épuiser les niveaux d’oxygène nécessaires à la survie des poissons du deuxième plus grand lac d’eau douce du monde. « Lorsque ces poissons meurent, il y a un processus de décomposition. Ce processus utilise de l’oxygène, de sorte que cela enlève encore plus d’oxygène et rend le milieu aquatique invivable pour les autres poissons, en particulier pour les perches du Nil qui ont un besoin élevé d’oxygène », déclare Chris Nyamwea, directeur adjoint de l’Institut maritime et des pêches du Kenya. Il ajoute que les autorités en Ouganda et au Kenya excluent qu’un empoisonnement soit la cause de la mort de ces milliers de poissons. Pour finir, la pêche est pourtant l’une des principales activités des pays d’Afrique de l’Est et une source principale de leurs revenus. Des millions de personnes en Ouganda, en Tanzanie et au Kenya vivent de la richesse du lac Victoria.

Maïmouna Diop (Stagiaire / VIVAFRIK)

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