L’«agrodiversité», une nouvelle forme d’agriculture fait son apparition

0

L’agrodiversité, une nouvelle agriculture qui recouvre à la fois l’ensemble des plantes cultivées et des animaux d’élevage, se déclinent en variétés différentes (pour les plantes) et en races différentes (pour les animaux). Elle englobe aussi l’ensemble des paysages agricoles produits par l’homme au cours de l’histoire.

D’après rfi.fr, l’on connaît environ 1,7 million d’espèces vivantes dans le monde, et la liste s’allonge d’une quinzaine de milliers chaque année. Pour les virus, on en connaît 5.000 et on estime leur nombre total à environ 300.000. 4.000 bactéries sont recensées pour un total estimé à 400.000. Le nombre des champignons répertoriés s’élève à 70.000, alors qu’on pense qu’ils seraient 1 million. Les végétaux connus sont environ 250.000, et on en espère 300.000. Les insectes connus sont 950.000, alors qu’on pense qu’ils seraient 8 millions. Il en est de même pour les vertébrés, les mollusques et les crustacés, a-t-on détaillé dans le journal.

Maintenir le couvert végétal

Le seul hic est que pour cultiver environ 300 essences végétales, l’homme ravage l’environnement. Et en détruisant le cadre de vie, c’est naturellement les processus vivants qui sont eux-mêmes menacés. Et l’interrogation qui s’impose est de savoir comment intégrer plus de biodiversité dans les champs ?

Voilà l’idée centrale de cette agrodiversité. Ce qui suppose de nouvelles façons de travailler, donc de nouvelles techniques agricoles. D’abord répudier le travail du sol, alors que ça fait plus de 8000 ans qu’on a cette habitude agricole. En termes clairs, ne pas labourer, ne pas biner, bref ne pas agresser le sol et les éléments du vivant qui y sont. Ensuite, maintenir le couvert végétal, c’est-à-dire ne pas laisser le sol nu. Evidemment ne pas utiliser de produits chimiques, ou alors limiter leur utilisation quand on ne peut pas faire autrement. L’association des plantes, en somme, faire jouer les propriétés des plantes. Bref, dans cette nouvelle agriculture, combiner les forces de la nature pour favoriser la production agricole. Il faut savoir que dans la nature, les plantes sont en compétition pour le rayonnement lumineux et pour les nutriments dans le sol.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here