Afrique : un rapport d’étude sur l’innovation et la résilience dans un contexte de pandémie

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Le rapport offre de prometteuses perspectives en matière de développement, d’innovation, de transformation de l’éducation en un modèle d’apprentissage collaboratif et appelle à l’amélioration des politiques de soutien des femmes et les jeunes dans les secteurs informels. Djembe Consultants, cabinet de conseil en communication primé, a lancé cette semaine son dernier rapport de recherche en partenariat avec AfriLabs, le premier réseau panafricain de centres technologiques et d’innovation. Le rapport évalue l’impact de la Covid-19 sur les jeunes innovateurs et entrepreneurs du continent et présente le point de vue d’experts de l’industrie sur le rôle des décisionnaires africains des secteurs public et privé dans les domaines de l’innovation, notamment l’éducation, l’inclusion, l’investissement, la recherche et le développement. Le rapport a été lancé au cours d’une table ronde lors du 5e rassemblement annuel virtuel d’AfriLabs. Intitulé Construire une Afrique Innovante et Résiliente, le rapport est le résultat d’une enquête menée auprès de plus de 1 000 innovateurs, entrepreneurs et start-ups panafricains issus des vastes réseaux d’innovation et d’entrepreneuriat de Djembe et d’AfriLabs. S’inscrivant dans le contexte d’avancées importantes pour le continent, notamment l’imminente Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), les objectifs de développement durable des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, le rapport rassemble également les points de vue d’experts d’organisations de développement et du secteur privé, dont l’Union africaine, la Banque africaine de développement, Afreximbank, Honoris United Universities, Mastercard Foundation, Mozilla, SMART Africa et ONU Femmes. Il présente les perspectives des centres d’innovation régionaux et célèbre les réussites africaines inspirantes en matière d’innovation. Le directeur général de Djembe Consultants, Mitchell Prather, a déclaré : « Le dernier rapport de recherche de Djembe réaffirme notre ferme conviction que l’écosystème africain de l’innovation est singulièrement le plus important catalyseur d’un développement socio-économique généralisé. Malgré la résilience innée dont les PME et les innovateurs africains ont fait preuve au cours de cette année difficile, cet écosystème a besoin de toute urgence d’une intervention supplémentaire des politiques et des partisans de l’industrie afin de créer un environnement plus propice à la survie et à la prospérité des innovateurs et des PME. Alors que les incertitudes liées à la COVID-19 continuent de menacer la stabilité et la croissance économiques, la prospérité économique peut être considérablement renforcée en nourrissant l’esprit d’innovation pour préparer le continent au succès, juste au moment où il en a le plus besoin », a relayé alwihdainfo.com

Favoriser une plus grande inclusion de l’innovation

Et Anna Ekeledo, directrice exécutive d’AfriLabs et collaboratrice au rapport, d’ajouter : « L’ADN de survie du continent, toujours résistant aux chocs internes et externes de toutes sortes, prouve la résilience de sa jeunesse démographique, qui crée, innove et regarde constamment vers l’avenir. Bien que nous ayons observé une accélération à des degrés divers de la part des politiques, il faut faire davantage pour favoriser une plus grande inclusion de l’innovation, qu’il s’agisse de garantir l’accès aux données, de réimaginer l’éducation, d’investir dans la R&D ou de soutenir l’expansion internationale. En construisant une Afrique plus résiliente et innovante, la région peut véritablement exploiter tout son potentiel. » La majorité des entrepreneurs (90 %) sont susceptibles de devoir ou de pouvoir développer leurs activités à la suite de la Covid-19 ;  74 % déclarent qu’ils étudient actuellement la possibilité d’entrer sur les marchés internationaux : 51 % indiquent que s’ils sont conscients du soutien de l’État, ils estiment que ce soutien est insuffisant pour répondre à leurs besoins actuels en matière de développement des activités : la majorité des innovateurs et des start-ups (42 %) considèrent les pôles d’innovation comme étant de potentielles plateformes pour l’accès au financement, pour le réseautage, le renforcement des capacités et la R&D. Le financement par les investisseurs est le principal problème auquel les gouvernements doivent s’attaquer pour renforcer la résilience de l’innovation. Il s’agit dans un second temps d’encourager l’esprit d’entreprise et d’éradiquer la corruption. La majorité des entrepreneurs (45 %) estiment que la création d’opportunités pour les entreprises locales est le principal moteur de l’inclusion dans le secteur de l’innovation, suivi par la mise en place de programmes de soutien et de développement des capacités pour relever les défis uniques que pose la gestion des marchés informels. Une forte proportion de répondants (41 %) estime que le soutien des secteurs privé et public est insuffisant pour favoriser une réelle inclusion au sein de l’écosystème d’innovation au sens large, a ajouté alwihdainfo.com.

Afrique/Technologie : Vers la mise en place d’un mécanisme de financement des inventions africaines

L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) a engagé une étude sur un mécanisme de financement de l’invention et de l’innovation pour résoudre le problème de la valorisation des inventions et des technologiques, a fait savoir, le 15 octobre à Brazzaville, le directeur général de ladite organisation, Denis L. Bohoussou. S’exprimant à l’ouverture de la 8ème édition du Salon africain de l’invention et de l’innovation technologique (SAIIT), il a souligné que le problème de la valorisation des inventions et des technologiques constituent la principale contrainte des inventeurs et innovateurs. De ce fait, l’OAPI s’évertue à mettre en place des mesures institutionnelles et financières pour soutenir et promouvoir l’innovation technologique dans ses Etats membres, a-t-il fait savoir, tout en notant l’importance de l’innovation technologique pour les pays africains qui aspirent au développement économique et social. Parmi ces mesures figurent le soutien aux activités de recherche et de développement technologique, en amont des dépôts de demandes de brevets en faveur des chercheurs des Etats membres et la contribution aux frais de dépôt des demandes de brevets des inventeurs isolés, des Universités et des centres de recherche. Au nombre de ces mesures, il y a aussi la prise en charge des frais de participation au SAIIT des inventeurs par les pays membres, l’appui financier aux inventeurs méritants pour leur participation aux salons internationaux et l’accéder aux opportunités d’affaires avec des partenaires étrangers. «Ces actions bien que louables doivent être supportées par de véritables mesures nationales pour atteindre efficacement le but escompté», a reconnu M. Bohoussou à cette édition placée sous le thème «Propriété intellectuelle, innovations et défis sanitaires : des solutions endogènes». Selon lui, les Etats doivent créer un véritable système de l’innovation, dans lequel les acteurs, à savoir l’Etat, les universités, les inventeurs isolés, les entreprises et les investisseurs doivent jouer pleinement leur rôle afin de favoriser l’émergence des petites et moyennes entreprises innovantes. Pendant trois jours, les inventions et les innovations exposées permettront non seulement de jauger le niveau de créativité des Etats membres de l’OAPI, mais aussi leur capacité à trouver des solutions endogènes aux difficultés auxquelles ils sont confrontés, a dit M. Bohoussou.

Moctar FICOU / VivAfrik            

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