L’agriculture sud-africaine de plus en plus affectée par le changement climatique

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L’agriculture africaine est très touchée par le changement climatique notamment celle sud-africaine. En effet, le nouvel élan au profit des systèmes agroalimentaires à l’honneur d’affecter sérieusement l’agriculture et de préserver des couches supplémentaires de stress pour une production agricole déjà limitée en Afrique du Sud, a indiqué samedi 16 octobre 2021 la ministre de l’Agriculture, de la Réforme agraire et du Développement rural, Thoko Didiza.

« Le secteur agricole est le plus sensible de tous les secteurs après la biodiversité et doit donc s’adapter aux conditions climatiques variables, en adoptant une agriculture intelligente face au climat », a déclaré Thoko Didiza, ministre sud-africaine de l’Agriculture, de la Réforme agraire et du Développement rural à l’occasion de la commémoration virtuelle de la Journée mondiale de l’alimentation.

Cette Journée mondiale de l’alimentation est commémorée chaque année pour promouvoir une prise de conscience mondiale et préconiser une action collective pour aider ceux qui souffrent de la faim. La Journée qui souligne la nécessité d’assurer une alimentation saine pour tous est placée sous le thème : « Nos actions sont notre avenir. Une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une vie meilleure ».

Selon la responsable Sud-africaine, l’Accord de Paris sur le climat a suscité l’espoir d’une atténuation et d’une adaptation agricoles et pourrait conduire à une amélioration de la productivité agricole, la génération de revenus et la création d’emplois. « L’accord véhicule une puissante déclaration d’intention qui pourrait avoir un impact énorme sur le paysage de la sécurité alimentaire », a-t-elle souligné.

Rappelons que le 11 octobre 2021, le Président sud-africain Cyril Ramaphosa avait déclaré que le changement climatique présentait de graves risques sanitaires, environnementaux et économiques pour l’Afrique du Sud.

Suffisant pour madame Didiza d’envisager à investir davantage dans la production locale. La ministre a de même souligné que son département vise à doubler les investissements dans les chaînes de valeur alimentaires locales au profit des petits exploitants et des agriculteurs de subsistance qui ont du mal à pénétrer les marchés formels.

Pour promouvoir l’agro-industrie et le système agroalimentaire, le ministère a élaboré le Schéma directeur de l’agriculture et de l’agro-industrie (AAMP), notant que ce plan accorde une attention particulière à la transformation des chaînes de valeur agricoles.

La responsable a fait savoir que son pays a identifié quatre actions stratégiques pour tracer sa voie vers la transformation des systèmes alimentaires. Il s’agit d’améliorer la production locale durable pour la consommation locale d’aliments sains, nutritifs et indigènes, de promouvoir la résilience sociale, économique et environnementale, de faciliter les chaînes de valeur inclusives et durables et de promouvoir les politiques, la législation, la planification et la gouvernance des systèmes alimentaires intégrés.  

Moctar FICOU / VivAfrik

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