Les écosystèmes et la disponibilité de l’eau douce menacés, selon l’ONG CRS

0

L’ONG Catholic relief services (CRS), un des principaux sponsors du 9ème Forum Mondial de l’eau qui se tient du 21 au 26 mars 2022 à au Centre de conférence Abdou Diouf de Diamniadio (Sénégal), le premier en Afrique subsaharienne sur le thème : « La sécurité de l’eau pour la paix et le développement », a déploré le fait que « les projections pour cette ressource vitale ne sont pas des plus optimistes ».

« D’ici à 2050, près de quatre milliards de personnes, soit plus de 40% de la population mondiale pourraient être soumises à un stress hydrique élevé », a alerté l’ONG qui cite le rapport, « Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2050 ».

D’après cette ONG, le changement climatique, la sur-extraction de l’eau des aquifères et la contamination des eaux de surface et souterraines menacent les écosystèmes et disponibilité de l’eau douce. Les ramifications de la perte des ressources en eau sont stupéfiantes, a encore dénoncé l’ONG Catholic relief services.

Sous cet angle, la mission de CRS est de « s’assurer que toutes les communautés vivent dans un monde où l’eau est sûre et un élément fondamental des programmes humanitaires et de développement de l’ONG Catholic relief services (CRS).

C’est dans cette optique que l’organisation non gouvernementale, a souligné, dans un document transmis à la presse qu’elle a « développé une vision stratégique, à l’horizon 2030, centrée sur la sécurité de l’eau et axée sur le principe que la sécurité de l’eau est un droit humain inaliénable, lié à la santé, la dignité et au développement socio-économique ».

Mieux, l’ambition de CRS pour 2030, « est de catalyser un changement transformationnel à l’échelle pour les personnes les plus vulnérables du monde », lit-on dans le document.

Ainsi, face à ce défi, l’un des objectifs de CRS est de « permettre à tous les peuples d’acquérir des moyens de subsistance dignes et résilients dans des paysages épanouis. L’amélioration continue des terres et des ressources en eau dégradées est essentielle pour préserver les écosystèmes et favoriser la croissance économique. La sauvegarde des ressources en eau nous permet de rassembler les utilisateurs urbains et ruraux autour d’un objectif commun. Cela favorise le développement humain intégral en améliorant la santé, en aidant les gens à progresser sur la voie de la prospérité et en réduisant globalement les conflits liés à l’eau », a expliqué Dr Fatimatou Sall, Responsable programme WASH Sénégal.

A l’en croire, la clef de l’amélioration des ressources en eau est de donner la priorité aux zones de recharge en eau en protégeant les sources et les zones riveraines, en réutilisant la pollution et la contamination, et en gérant l’eau plus efficacement pour une meilleure santé, une agriculture durable et pour réduire les catastrophes. La protection des ressources d’eau fait partie intégrante de la stratégie de sécurité de l’eau de CRS, qui travaille avec les parties prenantes pour protéger, conserver et restaurer les ressources.

Moctar FICOU / VivAfrik