L’énergie solaire, socle du mix énergétique africain

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Dans son étude «Le solaire photovoltaïque en Afrique : coûts et marchés», l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) estime que l’utilisation de l’énergie photovoltaïque va exploser sur le continent africain au cours des prochaines années. Le fort taux d’ensoleillement de l’Afrique et la baisse des coûts des technologies solaires pourraient même faire de l’énergie photovoltaïque la pierre angulaire de son mix énergétique.

L’Irena a publié le 22 septembre dernier une étude centrée sur les opportunités de développement de l’énergie solaire en Afrique. Les auteurs de ce dossier sont formels : il s’agit d’une source d’énergie renouvelable particulièrement adaptée au continent africain et à ses problématiques énergétiques.« Suite à la baisse rapide du coût technologique, la viabilité commerciale de l’énergie solaire photovoltaïque en Afrique n’a jamais été aussi évidente », explique le rapport de l’Irena rendu publique par energies-renouvelables-afrique.com. Selon les chiffres avancés par cette organisation intergouvernementale, le coût des technologies solaires a en effet baissé de 62 % entre 2009 et 2015. La tendance devrait au moins se poursuivre jusqu’en 2025. Résultat, le coût installé de l’énergie produite en Afrique grâce aux installations solaires à l’échelle des services publics a connu une baisse de 61 % au cours des 5 dernières années. Aujourd’hui, la construction d’une centrale solaire sur le continent africain affiche un coût de 1,30 dollars par watt installé, alors que la moyenne mondiale se situe autour de 1,80 dollars par watt. « Associée au fort potentiel solaire que présente le continent (Ndlr : 2000 kilowatt/heures par mètre carré et par an), cette baisses des coûts ouvre de vastes horizons énergétiques pour l’Afrique. L’énergie solaire PV, en réseau ou hors réseau, s’impose aujourd’hui comme un moyen concurrentiel sur le plan économique de satisfaire les besoins d’énergies croissant du continent et d’apporter l’électricité aux 600 millions d’africains non approvisionnés à l’heure actuelle » explique Adnan Z Amin, directeur général de l’Irena.

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