Le braconnage de rhinocéros en Afrique du Sud a chuté d’un quart

0

Le braconnage de rhinocéros en Afrique du Sud a diminué d’un quart au cours des huit premiers mois de l’année 2018, a indiqué vendredi 21 septembre 2018 le ministère de l’Environnement, qui a comptabilisé 508 de ces pachydermes tués pour leurs cornes. Cette annonce vient verser du baume dans les cœurs des défenseurs d’animaux en voie de disparition.

En termes clairs, l’Afrique du Sud a enregistré une baisse du nombre de rhinocéros victimes du braconnage depuis le début de cette année grâce au renforcement des efforts pour lutter contre le braconnage.

Ainsi, du 1er janvier au 31 août 2018, 508 rhinocéros ont fait l’objet de braconnage au niveau national, comparé à 691 pendant la même période en 2017, a indiqué le département des Affaires environnementales (Dea) dans sa dernière mise à jour sur la mise en place de la Gestion stratégique intégrée des rhinocéros.

Dans le même temps cependant, le taux d’éléphants braconnés a augmenté de plus de 50% sur la même période, selon des sources officielles. L’Afrique du Sud, qui avait été jusqu’à présent largement épargnée par le braconnage d’éléphants comparé à d’autres pays africains, a perdu 58 éléphants entre le 1er janvier et le 31 août 2018, contre 39 sur la même période l’an dernier.

Des régions fortement touchées

Au Kruger, 292 rhinocéros ont été tués, contre 332 sur la même période de l’année précédente. La province du KwaZulu-Natal (nord-est), aussi fortement touchée par le braconnage, a également enregistré une baisse du nombre de pachydermes braconnés (de 163 à 83).

Depuis le mois de janvier, environ 400 suspects ont été arrêtés pour différentes infractions, et notamment pour braconnage, selon le Dea.

L’Afrique du Sud abrite environ 90 % de la population mondiale de rhinocéros. En 2017, le pays a perdu 1 028 rhinocéros à cause du braconnage.

Le gouvernement a mis en garde que la population de rhinocéros du pays pourrait s’éteindre d’ici 2026 si aucune mesure efficace n’était prise pour enrayer le braconnage de rhinocéros.

La police sud-africaine a par ailleurs annoncé vendredi la saisie de vingt cornes de rhinocéros, pour une valeur estimée à 448.000 euros, et l’arrestation de deux suspects dans la province du Mpumalanga (nord-est).

Plus tôt cette semaine, elle avait interpellé sept autres personnes, présentées comme de hauts responsables du trafic de rhinocéros. Parmi elles figurent plusieurs anciens policiers qui sont désormais poursuivis pour achat et vente illégale de cornes de rhinocéros, corruption, blanchiment d’argent et vol.

La corne de rhinocéros, pourtant composée de kératine, la même matière que les ongles humains, est très prisée en Asie, où la médecine asiatique lui prête toutes sortes de vertus curatives.

La demande a explosé ces dernières années et nourrit un trafic depuis l’Afrique, alors que le commerce de ces cornes est illégal. Au marché noir, le kilo de corne se monnaie jusqu’à 55.000 euros.

Le nombre de rhinocéros tués en Afrique du Sud, qui abrite la plus grande population africaine de ces pachydermes, est passé de 13 en 2007 à plus de 1.000 par an ces cinq dernières années.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here