Sur convocation du Conseil Économique et Social des Nations Unies (ECOSOS), le Forum Politique de Haut Niveau sur le Développement Durable (FPHN) de cette année se tiendra au siège de l’ONU à New York du 07 au 16 Juillet 2020. Quelques 1000 participants (représentants gouvernementaux, acteurs financiers et membres de la société civile) étaient attendus en présentiel pour échanger sur comment « Accélérer le rythme des actions et des transformations, concrétiser la décennie d’action et de résultats pour le développement durable ». Cependant, en raison de la pandémie de la Covid-19 les échanges se feront par visioconférence a appris VivAfrik sur le site de l’ONU.

Le FPHN sera le lieu d’évaluer les progrès de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Ces questions viennent à point nommé dans un contexte de raréfaction des ressources fossiles (pétrole, gaz, nucléaire…) qui sont pour l’essentiel les moteurs de nos économies. Sans oublier que les externalités négatives du Covid-19 ont fortement freiner la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) dans beaucoup de pays.

Environ cinquante pays soumettent volontairement à travers des rapports leurs examens nationaux dans le but d’apprécier le degré d’intégration des ODD dans toutes les politiques et plans nationaux de développement socio-économique pour la mise en œuvre de l’Agenda 2030.

Parmi ces pays, le Maroc, qui suscite un très grand intérêt pour les Nations Unies. En effet, ses politiques audacieuses de transition énergétique et de diversification de son mix-énergétique par l’importance que le pays accorde aux énergies renouvelables (EnR) lui ont valu une place de choix à la table des leaders Africains dans l’exploitation des énergies propres. Cette réputation ne s’est pas faite du jour ou lendemain on se rappelle encore qu’en 2018, au moins 81,8% de sa production électrique été assurée par les énergies fossiles contre seulement 19% d’énergies renouvelables selon l’Agence internationale de l’énergie (IEA). Cette dépendance avait de fortes répercussions sur son économie car l’exposant aux fluctuations des cours mondiaux du pétrole. Pour résorber ce gap, des mesures très ambitieuses ont été prises et depuis quelques années elles commencent à porter leurs fruits. En effet, le processus de transition énergétique enclenché depuis a permis d’atteindre des résultats très satisfaisants avec un taux d’exploitation des EnR qui atteint la barre des 42% et devrait dépasser les 52% en 2030 toujours selon l’IEA. Par ailleurs, la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (UNECA) estime à 24 000 le nombre d’emplois verts créés au Maroc en 2019, un résultat aussi éloquent qu’encourageant, permettant d’affirmer à juste raison que les ODD connaissent des progrès remarquables dans le pays.

Avec de tels résultats le royaume chérifien a de quoi s’enorgueillir, encore davantage avec son complexe solaire de Noor Ouarzazate d’une superficie de 3000 Ha et d’une capacité de production globale en électricité de 580 Mégawatts (MW). Ce complexe devrait permettre au Maroc non seulement de marquer son indépendance énergétique, mais à termes d’atteindre son objectif d’exporter de l’énergie verte vers l’Europe voisine.

En Afrique, de plus en plus de pays suivent son exemple, parmi lesquels nous pouvons citer le Sénégal avec un mix-énergétique qui vient de s’enrichir par une centrale de 46 éoliennes devant lui assurer une production en énergie éolienne de 158 MW, compte non tenu des multiples centrales solaires dans le pays.

Evelyne MENDY (Stagiaire) / VivAfrik

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