« Le ministère sénégalais de l’agriculture, à travers l’ANIDA, a créé 30 500 emplois avec 329 fermes réalisées », révèle Moussa Baldé

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Le top départ du gouvernement sénégalais face à la presse tous les 15 jours a été lancé mardi 24 novembre 2020. L’initiative vise à débattre sur les questions d’actualité comme la réinsertion des jeunes, l’émigration clandestine, entre autres. A cette occasion, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, Moussa Baldé a fait une communication sur les campagnes agricoles et la commercialisation arachidière. Il est aussi revenu sur les opportunités en termes de réinsertion et d’emploi des jeunes offertes par l’agriculture.  

« Le ministère de l’agriculture à travers l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (ANIDA) sur un budget de 45 milliards, a créé 30 500 emplois avec 329 fermes réalisées. Ainsi, nous projetons de créer 272 fermes de plus pour 20 mille emplois supplémentaires. Ce même objectif est fixé à notre projet Agrijeunes « tekki ndaw yii » qui envisage de créer environ 35 mille emplois. Plus le projet Proval/cv qui veut créer 12 mille emplois pour les jeunes. Globalement, dans les quatre prochaines années avec nos différents projets nous envisageons de créer 100 mille emplois pour les jeunes et les femmes », a notifié Moussa Baldé sur les possibilités offertes par l’agriculture aux jeunes.

Répondant aux journalistes sur la campagne agricole et de commercialisation, il précise : «  nous sommes tous d’accord que la campagne de l’année dernière s’est déroulée dans un contexte particulier, inédit, dû à la pandémie de la Covid-19. Celle-ci a fait irruption au Sénégal au mois de mars, au moment où on clôturait la campagne de commercialisation de l’année dernière et où on se préparait à la campagne agricole à venir. Et dans ce contexte, le président de la République avait instruit le ministère de l’agriculture de bâtir un programme agricole axé sur la sécurité alimentaire. Et pour ce programme, nous pensions que le Sénégal devrait essayer de hisser sa production céréalière au moins à 3 millions de tonnes contre 2 millions sept cent mille l’année dernière.  Et c’est pourquoi, le président de la République avait validé notre budget pour cette campagne agricole à 60 milliards c’est-à-dire 20 milliards de plus que la campagne précédente. Et le ministère de l’agriculture s’est mis au travail en essayant d’exploiter le surplus budgétaire qu’il avait ».

Tous ces résultats records attendus sont, selon lui, le fruit de plusieurs combinaisons « avec l’effort budgétaire du président de la République, l’organisation du ministère pour une bonne distribution des intrants, la bonne pluviométrie et l’engagement sans précédent des producteurs ; notre production céréalière est estimée aujourd’hui à 3 millions huit cent mille tonnes.  Pour le riz nous attendons une production de 1 million 450 mille tonnes contre une production d’un million cent mille tonnes l’année dernière. Et ceci est valable pour le niébé, la pastèque, le coton. Ce qu’on peut dire c’est que la production céréalière du Sénégal a augmenté de 38 % cette année. Cerise sur le gâteau, DIEU nous a gratifié d’un hivernage exceptionnel cette année. Pour preuve, j’ai ici le tableau de cumul des précipitations donné par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM). Par exemple si on prend Bakel la dernière fois qu’on a eu un tel cumul c’était en 1975, Matam en 1951 entre autres. Globalement dans la région de Ziguinchor aussi presque toutes les stations affichent un cumul de plus de deux mille millimètres… »

Revenant sur la campagne de commercialisation, il relève : « la campagne a démarré le 23 novembre 2020 et se terminera le 25 mai 2021. Et de grâce, essayons de ne pas tirer des conclusions hâtives sur cette campagne en disant qu’elle est mal partie. Je signale que le producteur a le droit de prendre son temps de gérer sa récolte à sa guise. À partir de 2012, il y a eu des augmentations 175, ensuite 200 puis 210, mais jamais on a eu une telle augmentation. Le nouveau prix (250) est salué par tous les producteurs.  Si on valorise une production d’un million huit cent mille tonnes, ça donne 450 milliards. Donc le monde rural est assis sur 450 milliards. Une production d’un million huit cent millions tonne d’arachide correspond à 3 millions de tonnes de paille d’arachide.  Si on valorise la paille d’arachide à 50 f le kg ça fait 150 milliards. On peut dire que cette campagne peut générer au moins 600 milliards… »

Moctar FICOU / VivAfrik

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