Brésil : la déforestation en Amazonie atteint son niveau record depuis 12 ans

0

La déforestation en Amazonie brésilienne a atteint son plus haut niveau depuis douze ans, selon les données officielles rendues publiques, lundi 30 novembre 2020. L’Institut national de recherches spatiales (INPE) brésilien, qui analyse les images satellites, a calculé que 11 088 km2 de forêt ont été détruits en douze mois jusqu’en août de l’année en cours. La surface déboisée, plus étendue que la Jamaïque ou le département de la Gironde, a augmenté de 9,5% par rapport à l’an dernier, quand la déforestation avait déjà battu un record sur une dizaine d’années.

A l’origine de cette catastrophe naturelle, les conséquences concrètes de la gestion de l’environnement par Jaïr Bolsonaro.

Une surface déboisée plus large que la Jamaïque, plus de 11 000 kilomètres carrés détruits en 12 mois. En cette année marquée par la pandémie et une croissance en panne ou en fort recul un peu partout dans le monde, « le Brésil est probablement le seul émetteur majeur de gaz à effet de serre qui a réussi à augmenter ses émissions », selon un collectif d’ONG brésiliennes.

Au total, ce sont les destructions les plus importantes depuis 12 ans. En 2008, près de 13 000 kilomètres carrés avaient été détruits. C’était 8 ans avant l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur le climat.

Cet Accord de Paris sur le climat, Joe Biden a promis d’y faire retourner les États-Unis. Mais plus que ça : le président américain fraîchement élu veut faire pression sur les autres. Encore candidat en octobre 2020, Joe Biden avait menacé le Brésil de « conséquences économiques significatives » si la déforestation se poursuivait en Amazonie.

Il n’est pas question de subir des pressions, lui avait alors répondu le président brésilien, Jaïr Bolsonaro. Les forêts comme l’Amazonie jouent un rôle essentiel dans le contrôle du changement climatique en raison de leur capacité à absorber le carbone. Mais lorsque les arbres meurent ou sont brûlés, ils rejettent à nouveau le carbone dans l’environnement.

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire