A l’instar de la Covid, aucun pays n’est à l’abri du changement climatique, affirme un rapport

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Les systèmes de santé sont mal préparés. Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables face au climat: au cours des deux dernières décennies, la mortalité liée à des épisodes de canicule a grimpé de 54% chez les plus de 65 ans
«Aucun pays, riche ou pauvre, n’est à l’abri des conséquences sanitaires du changement climatique qui s’aggrave», avertit des experts dans un rapport publié jeudi dans la revue The Lancet. «Les menaces pour la santé humaine se multiplient et s’intensifient à cause du changement climatique. Si nous ne changeons pas de cap, nos systèmes de santé risquent d’être dépassés à l’avenir», avertit le Dr Ian Hamilton, directeur exécutif du rapport sur la santé et le changement climatique, publié tous les ans par la revue médicale.

 «Nous sommes confrontés aux perspectives les plus sombres pour la santé publique que notre génération ait vu», avertit Dr Wenjia Cai, de l’université Tsinghua à Pékin, alors que la publication intervient à quelques jours du cinquième anniversaire de l’Accord de Paris, qui engage les Etats à agir pour limiter le réchauffement climatique bien en-dessous de 2°C, voire à 1,5°C.

Les personnes âgées, particulièrement vulnérables

«Le changement climatique crée un fossé cruel qui renforce les inégalités existantes en terme de santé, entre et dans les pays. (…) Tout comme pour le Covid-19, les personnes âgées sont particulièrement vulnérables, celles ayant des pathologies comme l’asthme ou le diabète le sont encore plus», relève Hugh Montgomery, médecin en soins intensifs, cité dans un communiqué.

Au cours des 20 dernières années, la mortalité liée à des épisodes de canicule a grimpé de 54% chez les plus de 65 ans et 296 000 personnes en sont mortes en 2018, selon le rapport. Les pays les plus touchés ont été la Chine, l’Inde, l’Allemagne, les Etats-Unis, la Russie et le Japon. 

La hausse des températures et les événements climatiques extrêmes, toujours plus nombreux, menace également la sécurité alimentaire.

Dans le même temps, « des régimes alimentaires mauvais pour la santé deviennent plus répandus dans le monde, la consommation excessive de viande rouge ayant contribué à 990.000 décès en 2017 », dont 13.000 en France, une consommation aussi mauvaise pour le climat que pour l’environnement.

Ce rapport mesure 43 indicateurs-clés sur ces deux sujets et est réalisé en collaboration par 35 institutions, dont l’OMS (Organisation mondiale de la santé), l’OMM (Organisation météorologique mondiale) et des universités. Avec AFP

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