L’ACPC catalyse l’apprentissage du changement climatique en Afrique

0

Le Centre africain pour la politique en matière de climat (ACPC), de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) est fier et ravi d’avoir contribué à l’étape clé et de s’être fait l’avocat de l’instruction climatique dans le monde, célébré la semaine dernière par le Partenariat unique pour l’apprentissage des Nations unies sur les changements climatiques (UN CC : Learn) à l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (UNITAR), indique un communiqué officiel de la CEA publié le 28 septembre 2020 à Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie.

Pour rappel, le 18 septembre 2020, UN CC : Learn a célébré la réussite de ses cours en ligne gratuits par plus de 100 000 apprenants, dont plus de 50% étaient des femmes. L’ACPC a dispensé un cours sur l’information et les services climatiques au programme.

Antonio Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), a félicité le Partenariat UN CC : Learn pour cette étape importante, notant que l’éducation au climat est cruciale afin de renforcer l’ambition nécessaire pour faire face à la menace existentielle du changement climatique.

Le patron de l’ONU manifeste son satisfaction en ces termes. « Cela ajoute 100 000 voix éclairées à la cause, avec des connaissances, des compétences et, surtout, une motivation accrue pour faire avancer la science du climat, la conception d’infrastructures durables, l’investissement responsable et d’autres dimensions clés de ce défi. La tâche consiste maintenant à intensifier cet effort et construire un mouvement mondial qui puisse nous aider à tenir la promesse de l’Accord de Paris ».

« La lutte contre la crise du changement climatique est un pilier clé du Programme de développement durable à l’horizon 2030, à travers l’ODD 13, qui exhorte le monde à prendre des mesures urgentes pour lutter contre le changement climatique et ses impacts », relève le communiqué.

Qui précise que, dans la région africaine, les connaissances et la prise de conscience limitées des communautés vulnérables et des décideurs sur les options pouvant être utilisées pour atténuer les effets du changement climatique ont été un obstacle à la réalisation de progrès.

Afin de combler le fossé en matière de sensibilisation, l’ACPC, en collaboration avec des partenaires, est à l’avant-garde des efforts visant à promouvoir l’apprentissage.

« Ceci est réalisé grâce à la production, la diffusion et le soutien à l’adoption de connaissances, de leçons et de meilleures pratiques pertinentes dans la région », déclare dans le document James Murombedzi, Chef de l’ACPC, ajoutant que le Centre est ravi de sa contribution à ce Partenariat unique.

En 2016, par exemple, l’ACPC a organisé un évènement de formation de formateurs (ToT) sur « Intégrer les informations et les services climatiques dans la législation, les politiques et les plans de développement », auquel ont participé des législateurs et des groupes de jeunes venus de tout le continent.

Parallèlement à cette activité, le Centre, dans le cadre de son programme de Services d’informations météorologiques et climatiques pour l’Afrique (WISER), alors financé par le Département pour le développement international du Royaume-Uni (DfID), a commandé une collaboration avec le partenariat UN CC : Learn pour développer ensemble un module d’apprentissage en ligne sur les « Services et informations climatiques ». Le module a été lancé en 2017 en anglais et en français et a connu une augmentation progressive d’inscriptions, atteignant ainsi plus de 5 000 apprenants, dont 2 000 en provenance d’Afrique, rappelle le texte.

Au cours des trois dernières années, l’ACPC s’est engagée dans une campagne de vulgarisation du module d’apprentissage en ligne en entreprenant une formation de décideurs politiques et de groupes d’influence à travers le continent. Grâce à cet effort, le Centre a formé des membres du Parlement panafricain (PAP) à Pretoria ; des législateurs d’Ouganda et de la Sierra Leone ; des professionnels des médias à Yaoundé, au Cameroun ; des groupements d’agriculteurs à Dakar et des jeunes et la société civile à Nairobi, au Kenya.

« Nous avons cependant remarqué qu’au niveau régional, la participation des hommes et des femmes sexes est extrêmement biaisée, avec seulement 20 pour cent des femmes participant aux modules d’apprentissage en Afrique », déclare M. Murombedzi.

« C’est pour cette raison que l’ACPC a organisé un atelier consultatif sur le renforcement de l’engagement des hommes et des femmes dans l’adoption et l’utilisation des Services et des informations climatiques (SIC) à Accra, en 2018 et un webinaire pour renforcer l’engagement de ceux-ci dans les SIC tout récemment », lit-on dans le communiqué.

L’ACPC a fait de nouveaux progrès dans la sensibilisation et le renforcement des capacités sur le renforcement de la résilience climatique et celui des politiques de genre, notamment par le biais de son Fonds de développement nordique soutenu par le Fonds d’investissement pour la résilience au climat en Afrique (AFRI-RES) avec la Commission de l’Union africaine, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, ainsi que son programme financé par l’Agence suédoise de développement international (SIDA) sur la mise en œuvre d’un développement résilient au changement climatique en Afrique.

M. Murombedzi déclare que l’ACPC est ravi de cette étape importante qu’est UN CC : Learn, ajoutant que le Centre est également heureux d’avoir contribué à rendre les vastes connaissances et l’expertise de l’ONU plus facilement accessibles aux personnes du monde entier, en particulier dans les pays en développement.

Pour commémorer cette étape importante, l’initiative a lancé un défi pour tous les anciens d’UN CC : Learn afin de générer 100 000 histoires pour l’action climatique.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here