Sénégal : Aissatou Diouf appelle à « faire de la COP 26 un moment pour les plus vulnérables, la planète et la justice climatique »

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La responsable des politiques internationales et du plaidoyer à Enda Energie n’est pas passée par quatre chemins pour inviter les leaders mondiaux à « accompagner les populations dans les processus de transformation orientés vers un développement durable » lors de la 26ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26), prévue du 30 octobre au 12 novembre 2021.

L’experte s’exprimait lors de l’atelier d’informations et d’échanges sur les enjeux clés de la COP26 et perspectives organisé par Enda Energie jeudi 21 octobre 2021 à Dakar.

A l’en croire, des sociétés dans lesquelles les populations sont autonomes et résilientes ont accès à des services énergétique durables et assurent un contrôle citoyen effectif sur les ressources naturelles. Poursuivant son allocution, Aissatou Diouf renseigne que l’accès aux services énergétiques durables repose sur des orientations stratégiques à savoir la promotion des usages productifs des énergies renouvelables, la résilience des populations et des écosystèmes qui s’adosse sur l’adaptation à base communautaire, le transfert des technologies climatiques y compris des technologies endogènes et la gestion durable des terres. S’agissant de l’orientation stratégique liée à la promotion d’une gouvernance inclusive et citoyenne des ressources naturelles, elle précise qu’elles ont pour soubassement la transition écologique-énergétique-citoyenne ; assure la gouvernance énergie-climat mais aussi la durabilité des ressources naturelles.

La responsable des politiques internationales et du plaidoyer à Enda Energie qui appelle à « faire de la COP 26 un moment pour les plus vulnérables, la planète et la justice climatique » invite également à « faire converger les agendas climat/ agenda 2030 ». « Ces deux accords ont été́ négocies en parallèle et adoptés à quelques mois d’intervalle à la fin de l’année 2015. Les pays sont les signataires de ces accords dans les deux cas. Mais les processus ont différé́ de façon assez significative. Les liens entre développement durable et climat sont extrêmement proches, voire même indissociables », a-t-elle fais savoir. 

Rappelons qu’en termes d’horizon temporel, 2030 est un horizon commun à ces deux processus. 2030 est l’horizon auquel sont définis les Objectifs de développement durable (ODD). Et c’est aussi l’horizon qui a été́ pris dans la plupart des Contributions déterminées au niveau national (CDN). Cependant, l’Accord de Paris prend également une perspective de plus long terme.

S’exprimant sur une vue d’ensemble sur les enjeux de la négociation sur les financements climatiques, l’experte qui présentait une communication lors cet atelier a évoqué la lancinante question des 100 millions de $ qui pourraient s’approcher le plus possible d’une feuille de route claire pour l’avenir ; la post 2025 qui est un processus vers un nouvel et meilleur objectif en 2025 ; le programme sur le financement à long terme pour assurer une continuité et exclusivité enfin les points techniques avec en ligne de mire la transparence et la prévisibilité, Article 6 de l’Accord de Paris sur le climat ( fond d’adaptation).

Sous un autre registre, elle se prononce sur les enjeux des 100 milliards de dollars pour la COP 26 et au-delà… Ainsi, elle invite à « tenir la promesse de ces 100 milliards en versant 500 milliards de dollars sur 5 ans : articuler clairement la manière dont l’engagement annuel des 100 milliards de dollars sera respecté et comment les pays développés compenseront l’argent qu’ils n’ont pas livré. Ces pays développés s’engagent à une promesse pluriannuelle de 500 milliards de dollars sur 2020-24 et de 600 milliards de dollars sur 6 ans lorsque l’année 2025 est incluse. Ils doivent aussi fournir 50 milliards de dollars par an pour le financement de l’adaptation.

« Tout le monde parle de 100 milliards, la perception est que le financement climatique est de 100 milliards. Il ne se limite pas à 100 milliards. Il s’agit d’obligations inscrites dans la convention d’obligations de fournir un financement pour le climat », a conclu la responsable des politiques internationales et du plaidoyer à Enda Energie.

Moctar FICOU / VivAfrik   

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