L’Afrique face aux défis de l’agro-industrie

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Le débat relatif aux enjeux de l’agro-industrie en Afrique est loin de connaître son épilogue. En effet, l’agro-industrie dans les zones rurales africaines est presque inexistante ou l’est à l’état embryonnaire. En conséquence, les pays sub-sahariens subissent d’énormes pertes après les récoltes, atteignant, dans le cas des denrées agricoles périssables comme les fruits et les légumes, une moyenne de 35,50 % de la production réalisable totale, et entre 15 et 25 % en ce qui concerne les céréales. Selon les données de la Banque mondiale, l’industrie alimentaire et agroalimentaire « pèse » environ 5 000 milliards de dollars, soit près de 10 % des dépenses mondiales de consommation. Rien que pour l’Afrique, le secteur pourrait atteindre les 1 000 milliards de dollars d’ici à 2030.

En 2016, le continent a importé plus de 65 milliards de dollars de produits alimentaires, explique jeuneafrique.com qui cite le Centre de droit commercial pour l’Afrique australe (Tralac), et ce montant pourrait atteindre les 110 milliards de dollars d’ici à 2025. Cinq pays (Égypte, Algérie, Afrique du Sud, Maroc et Nigeria) ont effectué 50 % de ces importations étrangères, dont 84 % proviennent de l’extérieur du continent. Le secteur privé de l’agroalimentaire en Afrique reste donc encore largement confronté à la concurrence internationale.

Concernant l’agro-industrie et valeur ajoutée, il urge de relever qu’au niveau mondial, en 2016, l’agro-industrie au sens large (foresterie et pêche comprises) représentent 3,5 % du PIB. En Asie du Sud, ce taux était de 15,9 % contre 15,8 % en Afrique et 4,6 % en Amérique latine. Selon le média cité plus haut, l’agriculture et l’agro-industrie sont principaux secteurs pourvoyeurs d’emplois en Afrique subsaharienne.

À l’échelle du continent, 57 % des emplois se situent dans l’agriculture. Et en Afrique de l’Ouest plus précisément, 66 % des emplois se situent dans l’économie alimentaire (ce qui inclut toutes les activités de la production agricole à la transformation, l’emballage, le transport, la distribution et la vente au détail).

Moctar FICOU / VivAfrik

1 COMMENTAIRE

  1. Nos pays africains ne surpasseraient pas dans le modèle agroalimentaire parce que cela ne correspond à notre réalité agricole. Il y a quasiment que des terres familiales petites. Il faudrait miser là dessus en mettant en place des formations et des méthodes pour mieux préparer les agriculteurs.

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