Gestion des déchets, énergie, ressources en eau, semence : l’Afrique poursuit des initiatives en faveur du développement durable

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NIGERIA : Onward s’associe à Tetra Pak pour recycler les cartons à boissons usagés

L’entreprise nigériane Onward Paper Mill s’appuiera sur le savoir-faire de Tetra Pak pour collecter et recycler les cartons à boissons (jus et bière) au Nigeria. C’est l’objet du partenariat que viennent de signer les deux entreprises, note le site d’information Afrik21, à sa UNE de ce mardi. Spécialisée dans la fabrication et la commercialisation du papier, l’entreprise nigériane Onward Paper Mill souhaite désormais utiliser les cartons à boissons (jus et bière) comme matière première. Elle bénéficiera de l’expertise de Tetra Pak avec qui elle vient de signer un partenariat. Le directeur général de Tetra Pak Afrique de l’Ouest, Aruna Oshiokamele souligne que nous avons contribué à faire passer le nombre d’installations de recyclage de cartons de 40 en 2002 à 170 aujourd’hui dans le monde entier. Le site précise qu’actuellement Onward Paper Mill utilise du bois pour fabriquer ses produits (papiers, cartons et autres produits en papier tissu). Sa capacité de production annuelle est de 20 000 tonnes. Grâce à son partenariat avec Tetra Pak, la société nigériane espère augmenter sa production. Onward Paper Mill participera ainsi à l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) au Nigeria en réduisant la déforestation. Selon l’AARC (Action Alliance for Recycling Beverage Cartons), le recyclage d’une tonne de déchets de cartons à boissons permet de sauver 17 arbres, économiser 1060 litres de pétrole, 4000 kW d’électricité et plus de 25 m3 d’eau. Les cartons à boissons usagers qui serviront de matière première dans l’usine d’Onward Paper Mill proviendront des décharges et autres sites d’enfouissement des déchets au Nigeria. Ils seront recyclés dans des installations de Tetra Pak.  Le résident exécutif d’Onward Paper Mill, Kunle Obagun affirme que nous organiserons des campagnes de sensibilisation dans les communautés, ainsi que dans les écoles pour une collecte ciblée des déchets, notamment des cartons à boissons. Afrik 21 précise que selon Véolia, une entreprise française spécialisée dans le traitement de l’eau et des déchets, les cartons pour boissons sont composés d’environ 75 % de carton, 20 % de plastique et 5 % de papier d’aluminium. Ce qui en fait un produit difficile à recycler, mais très particulier. La pulpe des cartons de boissons offre de longues fibres de qualité supérieure, qui peuvent remplacer la pulpe de papier primaire. « Plus de 70 % de nos cartons sont fabriqués à partir de fibres de papier longues et résistantes qui peuvent être recyclées plusieurs fois. Grâce à notre réseau d’installations de production, nous fournissons également du matériel d’emballage à plus de 8 800 machines d’emballage dans le monde entier. Notre ambition est de fournir des emballages qui contribuent à une économie circulaire à faible émission de carbone, sans jamais faire de compromis sur les exigences en matière de sécurité alimentaire. », indique Tetra Pak.

Nigeria : une centrale à biomasse de 25 MW bientôt construite à Lagos, titre ce mardi, Agence Ecofin. Restons toujours au Nigeria, le site d’information, lui s’intéresse sur le déficit énergétique qui est un défi pour le Nigeria qui distribue un maximum de 5 500 MW pour une demande de 45 000 MW. Pour le relever, toutes les solutions sont bienvenues, surtout si elles permettent de régler dans le même temps, la problématique de la gestion des déchets. Ainsi, West African ENRG mettra en place la première usine à biomasse de l’Etat de Lagos au Nigeria. Les discussions pour la mise en œuvre de cette centrale ont été entamées depuis 2015 et le développeur britannique prévoit d’y injecter entre 125 millions et 150 millions $. La centrale aura une capacité de production d’électricité de 25 MW et transformera 2,5 tonnes de déchet par jour. Paul O’Callaghan, le directeur exécutif de West African ENRG estime qu’actuellement, cela prend entre 3 et 4 heures en saison sèche pour enfouir les déchets sur un terrain vague. En saison des pluies cela peut prendre jusqu’à 24 heures, selon le temps qu’il fait. Nous nous engageons à transporter ces déchets vers leur lieu de transformation en moins de 30 minutes, un temps que nous ambitionnons de faire passer à terme à 15 minutes. Le haut-commissaire adjoint du Royaume-Uni au Nigeria, Ben Jones, lors d’une visite dans les locaux de l’entreprise, a fait part de son engagement à faciliter d’autres financements pour le projet. « Nous vous aiderons et c’est une vraie opportunité ici comme on le démontre aujourd’hui de se développer au-delà de ce que nous réalisons maintenant. Ce qui a été réalisé en s’appuyant sur la technologie britannique, le financement, l’expertise et la conduite du Nigeria est absolument génial. C’est quelque chose de spécial qui ira croissant. La réalisation de ce projet aidera la ville à trouver un début de solution à ses problèmes de gestion des déchets solides et de déficit énergétique », a promis Ben Jones.

Lancement du projet : promotion de la gestion intégrée des ressources en eau

L’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre au Maroc mettra en œuvre, le projet de « Promotion de la gestion intégrée des Ressources dans l’oasis “au niveau de deux oasis modèles : l’oasis de Ferkla a d’Errachidia et l’oasis d’Aguinane a Tata, paru sur le site EcoActu.ma, à sa Une de ce mardi. Espace d’équilibre fragile, qui a duré pendant des millénaires et produit d’une conjugaison remarquable entre le génie agronomique de l’homme et les aptitudes et ressources rares de la nature en milieu aride et saharien, les oasis qui occupent une superficie non négligeable mais d’importance capitale pour assurer la sécurité hydrique et alimentaire, comme elles constituent aussi une niche de vie et d’aisance pour une population marocaine très large. Pour faire face à ces contraintes, les communautés oasiennes détentrices de savoirs ancestraux, ont jusque-là, grâce à une gestion adaptative, apporté des réponses appropriées. Malheureusement, depuis quelques décennies, les oasis du sud du Maroc, connaissent une forte mutation et aujourd’hui, les réponses données depuis toujours, ne sont plus suffisantes pour diminuer leur vulnérabilité, en raison des impacts conjugués des évolutions socio-économiques,  du  milieu  naturel  et du changement climatique, la croissance de l’urbanisation et l’intensification des usages agricoles des palmeraies modernes, multiplient les pressions sur la qualité et la quantité des eaux souterraines et de surface. Afin de maintenir et préserver les oasis et sauver ce qui peut l’être, tous les acteurs étatiques et non étatiques locaux, nationaux et partenaires internationaux, sont appelés à accompagner la population avec l’approche GIRE et par des mesures urgentes, pour mener un travail  complexe et de longue haleine, capable de renforcer le processus d’adaptation au changement climatique  et de gestion durable et efficace  des territoires oasiens, et des ressources hydriques en priorité, car  si aucune action n’est entreprise,  le  coût  de  la  non adaptation peut être très élevé. Protéger les oasis des répercussions du changement climatique est l’un des défis et enjeux majeurs pour le Maroc, qui doit être affronté en renforçant les capacités d’adaptation et de résilience pour assurer la pérennité de ces écosystèmes fragiles menacés d’extinction et la pérennité de leur environnement social, services écologiques et économiques. Le gouverneur de la province de Tata présidera la cérémonie de lancement officielle de ce projet dans la région et ce le mercredi 17 février 2021, au siège de la province de Tata A l’occasion de laquelle seront présentés les objectifs et le plan d’action du projet, visant la préservation des oasis, en adoptant l’approche de gestion intégrée des ressources en eau, avec la participation des représentants de l’Union européenne, des services extérieurs, des acteurs locaux concernés et des représentants de la société civile, des conventions seront signés.

Concernant toujours le projet promotion de la gestion intégrée des Ressources dans l’oasis, le site Le matin.ma évoque que ce projet, mené avec la population ainsi que les différents acteurs et partenaires, grâce au soutien financier de l’Union européenne, adoptera l’approche GIRE combinant sécurité hydrique et alimentaire et développement durable, indique l’AESVT dans un communiqué. Ce projet vise l’instauration d’une approche participative de gestion intégrée des ressources en eau dans chacune des deux oasis, qui facilitera son appropriation continue et durable par la population, à travers notamment la co-construction d’un plan de gestion intégrée des ressources en eau. Mais ces oasis, dépositaires d’un patrimoine culturel et naturel de valeur inestimable, qui leur a valu d’être classées en 2000, dans le réseau mondial des réserves de la biosphère (RBOSM) et qui s’avèrent être un vrai rempart contre la désertification, sont sérieusement menacées par le changement climatique. Un changement qui aggrave les problèmes de la rareté des ressources hydriques, l’ensablement, la sécheresse, la pression démographique, la surexploitation d’une eau profonde à caractère fossile très peu renouvelable, héritée des derniers épisodes pluvieux du quaternaire. Ils s’ajoutent les contraintes d’organisations humaines par une intégration irréversible à l’économie de marché imposée par de puissantes forces liées à la mondialisation et à la globalisation qui font disparaître progressivement l’économie locale d’autosubsistance des oasis, ce qui déstabilisent l’équilibre des écosystèmes oasiens. Et d’ajouter que ces oasis, dépositaires d’un patrimoine culturel et naturel de valeur inestimable, qui leur a valu d’être classées en 2000, dans le réseau mondial des réserves de la biosphère (RBOSM) et qui s’avèrent être un vrai rempart contre la désertification, sont sérieusement menacées par le changement climatique, qui aggrave les problèmes de la rareté des ressources hydriques, l’ensablement, la sécheresse, la pression démographique, la surexploitation d’une eau profonde à caractère fossile très peu renouvelable, héritée des derniers épisodes pluvieuses du quaternaire.

Filières semencières dans le bassin du fleuve Sénégal :  l’Italie octroie 4,5 milliards FCFA

 Dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, l’accès aux semences de qualité demeure un véritable casse-tête. Avec la production agricole qui sera davantage sollicitée dans les prochaines années face à une demande croissante, les initiatives se multiplient pour s’attaquer à ce défi, paru il y a trois sur le site Agence Ecofin. L’Italie a accordé le 12 février dernier, une enveloppe de 4,5 milliards FCFA à l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) pour le financement du Projet d’appui au développement des filières semencières dans le bassin dudit fleuve (PAFISEM). La convention a été signée par le Haut-Commissaire de l’Organisation, Hamed Diané Semega et Giovanni Umberto De Vito, Ambassadeur d’Italie au Sénégal. Concrètement, le PAFISEM cible le renforcement de la production de semences de qualité et la structuration des filières dans les pays qui se partagent le bassin, soit le Sénégal, la Guinée, le Mali et la Mauritanie. Le site ajoute que parmi les actions prévues par le projet, figurent le soutien aux mouvements paysans et plus particulièrement aux associations de femmes et de jeunes et la mise à disposition de ressources techniques et économiques au profit des communautés locales. Les zones d’intervention sont les régions de Kankan (Guinée), de Trarza (Mauritanie), Kayes (Mali) et de Saint-Louis (Sénégal). Selon M. Séméga avec ce projet, nous comptons combler des gaps importants tant en termes d’équipements que d’organisation et de formations. Il nous permettra de contribuer de façon notable à la modernisation de notre agriculture, clé de voûte du règlement de la question de l’emploi des jeunes et du développement. De son côté M. De Vito estime que ce projet répond à un besoin de production de semences de très bonne qualité et sera fondé sur une démarche de développement local visant à assurer aux jeunes et aux femmes qui composent la communauté locale la maîtrise d’ouvrage de leurs actions de développement. Au total, le PAFISEM devrait profiter directement à plus de 10 000 personnes et indirectement à 5 millions de personnes vivant dans le bassin du fleuve Sénégal. Pour rappel, le bassin du fleuve Sénégal s’étend sur plus de 330 500 km².

Maïmouna Diop (Stagiaire/VIVAFRIK)

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