Lancement bientôt de la campagne nationale « Tunisie sans déchets »

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A l’occasion de la Journée mondiale du recyclage célébrée le 18 mars de chaque année, le collectif Zéro Déchet Tunisie lancera une campagne nationale baptisée « Tunisie sans déchets ». Cette campagne nationale vise « à stopper la dégradation continue de l’espace public ». Le collectif considère que cette dégradation n’est pas seulement un désastre environnemental. Mais, elle affecte également les secteurs vitaux comme la santé, l’agriculture, la pêche et le tourisme. C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public par le collectif. Il s’agit, à travers cette campagne, de promouvoir une approche intégrée et durable de gestion des déchets en Tunisie. Une meilleure gestion des déchets, indique la même source, permettra d’ouvrir la porte à de nouveaux débouchés. Elle  contribuera à la création de nombreux projets de tri et de valorisation des déchets. A travers notamment le compostage, le recyclage, la production d’énergie verte et de biocarburant. Elle permettra également d’encourager la création d’emplois locaux durables. Et ce, dans le cadre d’une économie circulaire, régionale et nationale. De même qu’elle offrira la possibilité de créer des activités éco-responsables, dans le cadre du développement d’un tourisme écologique et culturel, dans toutes les régions du pays. Sur le plan environnemental, l’objectif de cette campagne nationale est d’inciter les citoyens, les administrations, les entreprises publiques et privées, et surtout des industries à adopter un comportement responsable qui soit respectueux de l’environnement. Fraîchement créé, le Collectif Zéro Déchet Tunisie est un ensemble de citoyens, de scientifiques, de personnalités publiques, d’associations et de start-up, qui militent pour la préservation de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie. Et ce, à travers la promotion du concept Zéro Déchet en Tunisie et une meilleure gestion des ressources, renseigne leconomistemaghrebin.com.

Fabrication de plastique prohibé : 9 tonnes saisies dans une industrie à Dakar

La direction de l’environnement et des établissements classés en collaboration avec la gendarmerie de l’environnement a saisi mardi 9 février 2021 une quantité importante de plastique prohibé. La saisie a été faite dans « une industrie de fabrique qui a été surprise en flagrant délit de fraude », renseigne Amadou Lamine Guissé, Secrétaire général du ministère de l’Environnement et du développement durable. Cette saisie intervient conformément à la loi numéro 2020-04 du 08 janvier 2020. Cette loi, pour rappel, interdit la fabrication, la vente et la détention de produit plastique prohibé. Le ministre de l’Environnement, pour une application de la législation dans toute sa rigueur, organise des visites de contrôles dans divers endroits comme les marchés et certains lieux de commerce. Depuis cette campagne, « plus de 75 tonnes de plastiques ont été collectées » selon toujours Amadou Lamine Guissé. Par ailleurs, le directeur de l’environnement et des établissements classés, Baba Dramé avertit: « il ne s’agit plus de ramasser le plastique et le stocker. Les sanctions aussi bien pénales que pécuniaires vont être appliquées ». Tout de même, les représentants du ministre de l’Environnement promettent de beaucoup plus investir dans la sensibilisation afin d’éveiller les populations sur l’urgence de protéger l’environnement, souligne seneweb.com. 

Des bateaux pour nettoyer les eaux de Corse de leurs déchets

Des abonnements aux communes du bord de mer pour nettoyer les plastiques et hydrocarbures qui souillent leurs eaux. C’est ce que propose une nouvelle société insulaire, Corsica Sea Cleaner. Leur premier bateau devrait être opérationnel en avril 2021. « Il y a beaucoup de gadgets dans le domaine de la pollution maritime. Qui ne reposent que sur la com’. Avec nous, ce ne sera pas le cas. Notre bateau de dépollution sera efficace. Il a déjà fait ses preuves en Afrique, en Asie », a souligné Jean-François Saoletti, le PDG de Corsica Sea Cleaner, et ses trois associés sont enthousiastes. Leur projet est en train de se concrétiser. Leur premier bateau est pour l’heure toujours sur un chantier naval de la société Efinor, à Paimpol, en Bretagne. Et sera bientôt prêt à naviguer le long des côtes insulaires, pour récupérer le maximum de plastique et de déchets divers. « On l’a vu fonctionner, et c’est impressionnant. La coque s’ouvre et aspire l’eau, et tout ce qu’elle charrie d’impuretés. Un système détecte et capte les microplastiques, les hydrocarbures, et les macro-déchets ». Selon les termes de la société qui les produit, Efinor, ces bateaux sont « des aspirateurs à la surface de l’eau ». Efinor travaille avec plus de trente pays sur les cinq continents. Et planche actuellement sur le très médiatisé Manta, le voilier géant pensé par le skipper Yvan Bourgnon pour lutter contre la pollution plastique. « C’est une société de référence, précise Jean-François Saoletti. On les appelle pour les marées noires. Quand on a visité Efinor, ils étaient en train de travailler sur un bateau pour les Emirats Arabes Unis, pour un montant d’1,5 million d’euros… Le nôtre est plus modeste, sourit le PDG. Le montant de la facture pour Corsica Sea Cleaner, 200.000 euros. « D’après nos projections, il en faudrait idéalement deux. Mais on commencera avec un ». Tout a débuté avec la découverte d’un reportage sur la pollution en Méditerranée. « Il faisait froid dans le dos. Les journalistes décrivaient une situation alarmante. Et le pire, c’était qu’il semblait n’y avoir aucune solution ». Plutôt que de se contenter de le déplorer, les quatre entrepreneurs insulaires décident de se retrousser les manches. Corsica Sea Clenaer est né. « On est en train de mettre la dernière main à la société, qui sera une société privée. Ce n’est pas à but non-lucratif, on doit faire face à des réalités économiques. Et puis ça peut avoir des avantages, au niveau de l’exigence d’efficacité », souligne Jean-François Saoletti. Corsica Sea Cleaner a commencé à prendre contact avec les municipalités. La société propose un système d’abonnement, avec 12, 36 ou 60 passages du bateau par an. Et une intervention garantie, précise son président, si la commune se trouver confrontée à un problème de pollution. « On en a discuté avec le constructeur, qui a l’habitude. Et on a voulu rester raisonnables, la Corse, c’est chez nous, et la propreté de ses eaux nous tient à cœur. Au final, on a appliqué le prix d’une journée en bateau avec skipper, qui tourne aux environs de 1.000 euros hors taxes ». L’« aspirateur de la surface des mers » de Corsica Sea Cleaners devrait arriver en Corse en avril prochain, à temps pour préparer la prochaine saison touristique. Et tenter de convaincre les municipalités du bord de mer, lit-on dans les colonnes de france3-regions.francetvinfo.fr.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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