Le député-maire de Toubacouta (Sénégal) salue l’impact de l’ONG Nébeday dans sa commune

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Le Sénégal a célébré la Journée nationale de l’arbre le 4 août 2019 sur toute l’étendue de son territoire. La commune de Toubacouta n’a pas dérogé à la règle. Elle a abrité, à cette occasion, la marche verte symbolique initiée par l’Organisation non gouvernementale (ONG) Nébeday clôturant une semaine nationale de l’arbre de cette ONG qui s’inscrit dans le cadre de son opération 600 000 arbres.

Venu prendre part à cette marche, l’édile de Toubacouta s’est d’emblée réjoui de la pertinence du thème retenu pour la célébration de l’édition 2019 de la Journée nationale de l’arbre : « La place de l’arbre dans les planifications stratégiques » mais aussi de son slogan : « Plants d’aujourd’hui, forêts de 2035 » non sans élaguer le rôle de l’arbre parrain : le Sclerocarya birrea.   

Se prononçant sur l’impact de l’ONG Nébeday dans sa commune, Pape Seydou Diancko dit être « de tout cœur » avec le slogan de Nébeday : « l’environnement au cœur du développement ». Poursuivant son allocution, l’édile de Toubacouta à tresser des lauriers à Organisation non gouvernementale. « Nébeday intervient depuis des années à Toubacouta. Vous savez que l’environnement est une compétence transférée aux collectivités locales mais les mairies n’ont pas assez de moyens. Nous avons la chance de collaborer avec Nébeday qui travaille sans cesse pour la survie de l’environnement surtout dans ma commune », a expliqué le député-maire de Toubacouta.

Actuellement, c’est l’ONG Nébeday qui accompagne la commune dans sa lutte contre le dépérissement de l’environnement par des actions de reboisement, de sensibilisation et de changement de comportement. « L’impact de cette structure se voit surtout dans sa mission de préservation des forêts classées, des réserves communautaires, du Delta du Saloum. Les 80 projets qui sont dans le Delta et qui bénéficient du Fond mondial de l’environnement, interviennent dans la protection de la nature sous l’œil vigilent de Nébeday », soutient le maire qui reconnait que le climat est menacé. La commune de Toubacouta s’est engagée dans le développement durable c’est-à dire le développement qui intègre l’environnement, qui gère les ressources naturelles… Aujourd’hui, toute la commune bénéficie les retombées de cette lutte.

« Le 4 août est la journée nationale de l’arbre. C’est très petit. Tous les jours dans ce pays, on coupe les arbres. Mais il n’y a pas une journée nationale de la coupe des arbres. C’est tous les jours qu’on les coupe. Pour pallier ce phénomène, il faudrait que chaque jour que Dieu fait soit la Journée de l’arbre. A TouBacouta, avec le concours de tous, on s’est accordé à faire la semaine nationale de l’arbre. Depuis lundi 29 juillet jusqu’au dimanche 4 août 2019, on en est à 4 129 arbres plantés. 3 500 rôniers et 629 arbres dans les 8 villages de la commune et dans les six quartiers du village de Toubacouta sans compter le reboisement d’aujourd’hui (Ndlr : le 4 août 2019). C’est plus de 150 personnes qui reboisent l’axe routier Firdawsi-Toubacouta long de 3 km », a détaillé pour sa part, jean Goepp, Directeur général de l’ONG Nébeday.

« Nous cogérons également, avec la commune, la forêt classée de Sangako, qui est une forêt en cogestion avec la mairie, les comités villageois de 16 villages », indique-t-il. Les femmes de « Diappo Liguey » tirent plus de revenues de cette cogestion via la transformation des produits du baobab, le moringa, du miel, des confitures… Leur chiffre d’affaire de l’année 2018 est évalué à 10 millions de francs CFA pour un bénéfice de 3 millions. Tout ça sans porter préjudice à la nature.   

Evoquant la question de la survie des arbres, M. Goepp affirme que cette question est la plus essentielle. « Quand on plante, c’est bien. Mais s’il ne vit pas, cela ne sert à rien. Autant que possible, on donne à l’arbre la chance de vivre. Vous voyez ici, sur l’axe routier, chaque arbre planté est protégé par un « gabillon » à 1 000 FCFA l’unité. Nos partenaires nous soutiennent pour les payer. Tous les arbres plantés sont protégés. Mais parfois, nous faisons face au manque de moyens. Nous faisons aussi le suivi et nous avons enregistré un très bon taux de réussite des palétuviers. Ni les chèvres, ni moutons ne mangent cet arbre. Le risque lié aux feux de brousse est aussi moindre. C’est plans sont arrosés chaque jours. Nous engageons aussi des surveillants. C’est dans les forêts que nous enregistrons le plus grand taux de mortalités ». Globalement, nous avons 60% de réussite » confie-t-il.

Moctar FICOU / VivAfrik           

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