Migrants africains : le PNUD invite l’UE à réfléchir sur les migrations

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Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) vient d’évoquer dans une enquête intitulée « Au-delà des barrières : Voix de migrants africains irréguliers en Europe », la question du motif des migrations, tout en incitant l’Union européenne (UE) à y réfléchir. L’organisation onusienne souligne la prédominance de jeunes urbains parmi les migrants. Le PNUD s’ interroge sur les ressorts de l’immigration. Dans ce document, 2000 migrants originaires de 39 pays africains séjournant dans 13 États membres de l’UE témoignent. L’étude met en avant les mobiles de leur migration et leur situation en Europe. « Beaucoup de stratégies reposent sur l’émotionnel et le sentimental plutôt que les faits et la réalité. Cela nous a surpris, car énormément de moyens et de ressources sont engagés dans les mouvements migratoires », assure Ahunna Eziakonwa, administratrice du PNUD. Le document du PNUD ne se concentre que sur les Africains à la recherche d’une vie meilleure en Europe. Pour Mohamed Yayha, l’auteur principal du rapport, si les leaders européens n’en faisaient pas davantage pour établir des voies légales destinées aux migrants, un cercle vicieux risquait de se mettre en place. « Nous avons perdu plus de 30 000 personnes et nous ne connaîtrons jamais leur histoire », a-t-il ajouté. Un des objectifs du rapport était d’« aider tout un chacun à comprendre que ces personnes sont des êtres humains et que leurs rêves et aspirations sont semblables aux nôtres ». « Le profil des migrants est plus souvent celui d’un citadin plutôt instruit. Ils sont en quête d’espoir ailleurs », explique Ahunna Eziakonwa dans les colonnes de allafrica.com.

Bilan 2019 sur la migration au Maroc: 505 organisateurs clandestins et 27.317 candidats dont des Sénégalais, arrêtés

La Direction Générale de la Sûreté nationale (DGSN) du Maroc a présenté son bilan au titre de l’année 2019 et son programme d’action pour 2020, hier 23 décembre 2019. Une analyse qualitative du graphique de la criminalité pour l’année 2019; fait ressortir « 639.116 affaires répressives, dont 577.775 ont été clarifiées, avec un taux de réussite d’environ 90,4% (pourcentage de cas résolus), tandis que 644.025 personnes ont été traduites en justice, dont 43.008 femmes et 23.764 mineurs », indique le communiqué de la DGSN. Pour ce qui est de la lutte contre les réseaux criminels, il a été procédé en 2019, à l’arrestation de 990 individus soupçonnés d’être liés à 509 réseaux criminels s’activant dans le vol sur la voie publique ainsi que l’arrestation de 505 organisateurs d’opérations de la migration clandestine ,soupçonnés d’être impliqués dans 62 réseaux criminels spécialisés dans la traite des êtres humains et l’organisation de la migration clandestine, renseigne la DGSN. En plus de l’arrestation de 27.317 candidats à la migration irrégulière, dont 20.141 de nationalité étrangère dont des Sénégalais et la saisie de 3.021 faux documents de voyage ou pièces d’identité. Pour rappel, le Royaume Chérifien constitue un des points de passage vers les Iles Canaries des migrants et plusieurs réseaux, avec des responsables sénégalais qui faisaient passer clandestinement des centaines de migrants, démantelés. Quant au nombre des personnes interpellées dans les affaires liées à la drogue, il a atteint 127.049 personnes, soit une augmentation de 38% par rapport à l’année précédente avec un record enregistré dans les quantités de drogues saisies grâce aux opérations conjointes des services de la Sûreté nationale et des services de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire, annonce aussi la DGSN, sans préciser leur nationalité, renseigne diasporaenligne.net.

Nouakchott-Forum sur la migration des jeunes africains: la délégation guinéenne fait le point

« La migration de la jeunesse africaine, quelles solutions ? » C’est le thème qui a réuni des jeunes leaders africains venus d’une trentaine pays, la semaine dernière à Nouakchott, en Mauritanie. Ces jeunes, issus des Mouvements Panafricains des Leaders ont discuté des causes, conséquences et solutions de la migration irrégulière. Selon Fatoumata Kéita, présidente fédérale du Mouvement Panafricain des Leaders en Guinée, de retour à Conakry ce mercredi, 25 décembre 2019, ce forum d’une semaine a permis aux participants de discuter autour de plusieurs sous thèmes afin de cerner le problème et proposer des solutions. « Ces jeunes venant de différents horizons de l’Afrique se sont regroupés pendant plus d’une semaine pour discuter de la problématique en question qui est l’immigration irrégulière de la jeunesse africaine afin de discuter non seulement des causes de cette immigration mais aussi parler des conséquences et à la fin formuler des recommandations adressées aux présidents des différents pays mais aussi des recommandations que nous autres jeunes nous allons appliquer en ce qui nous concerne », a-t-elle fait comprendre. Parmi les solutions, poursuit-elle, nous avons parlé de la qualité de l’éducation parce que la plupart des jeunes immigrent pour des besoins économiques, certains pour un regroupement familial. Mais le plus souvent, ceux qui vont c’est parce qu’ils ont un diplôme, ils n’ont pas d’emploi ou parce qu’ils n’ont pas eu accès à une éducation de haut niveau pour pouvoir avoir un boulot. Donc nous avons formulé des recommandations dans  le cadre de l’amélioration de la qualité de l’éducation en Afrique surtout en essayant d’adapter nos programmes aux besoins du marché. « Il y a également d’autres recommandations telles que la justice sociale, la distribution paritaire des ressources des pays mais aussi la non-discrimination des gens à cause de leur appartenance politique, sociale ou ethnique. Dans la migration il y a également des femmes qui vont. Donc il a été recommandé qu’on revoie l’éducation des femmes et qu’on leur donne plus d’opportunités à avoir accès aux bourses. Mais surtout parmi les recommandations il a été dit que 80% des jeunes qui migrent ne vont pas forcément en Europe, ils migrent á l’intérieur des pays en Afrique, c’est seulement quelques 20% qui vont à l’extérieur de l’Afrique. Il y a une recommandation phare d’ailleurs qui, si elle est appliquée, pourrait répondre à l’ensemble des problèmes des africains ou en tout cas à la quasi-totalité des problèmes des africains qui est les Etats-Unis d’Afrique. Parce que si nous souffrons aujourd’hui c’est parce que nous ne sommes pas solidaires. Il faut que les africains s’unissent et soient solidaires pour qu’ensemble nous puissions faire face au monde », a confié Fatou Keita au site d’information guinee114.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

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